Vérité des urnes : Pas d’hypocrisie à la CENCO

Vérité des urnes : Pas d’hypocrisie à la CENCO

Un journal de la place, le « Maximum » pour ne pas le citer, a trouvé à redire dans la dernière déclaration du Comité Permanent de la CENCO (Conférenc

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Un journal de la place, le « Maximum » pour ne pas le citer, a trouvé à redire dans la dernière déclaration du Comité Permanent de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32). Selon ce média proche du ministre sortant de la Communication et Médias, les Evêques catholiques se seraient comportés comme des Pharisiens, en indiquant avoir tourné la page de la vérité des urnes.

Dans l’entendement de cet organe de presse, les prélats catholiques auraient eu tort de contester les résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 pour ensuite prendre acte de l’effectivité de l’impérium du nouveau chef de l’Etat et de lui recommander même la lutte contre les antivaleurs, la décrispation totale du climat politique, l’établissement d’un véritable Etat de droit, la recherche du bien-être social de chaque congolais.

Un tel discours pourrait porter à croire que la CENCO aurait fait preuve d’hypocrisie alors que, dans le cas d’espèce, elle avait eu le courage de clamer tout haut le manque de transparence des résultats de la présidentielle et l’a fait savoir à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’institution d’appui à la démocratie chargée de compiler les résultats conformément à la volonté du souverain primaire.

Il sied de souligner que les Evêques catholiques, tout en continuant à soutenir la thèse de la non-conformité des statistiques électorales et que la Nation ne peut se bâtir que sur des valeurs éthiques parmi lesquelles la vérité, estiment que le pays ne gagnerait rien en se focalisant sur les fraudes électorales du 30 décembre 2018. Le plus important, pour le présent et le futur, est que le nouveau chef de l’Etat s’inscrive dans la dynamique de la chasse aux antivaleurs (corruption, concussion, abus des biens publics) érigées en mode de gestion de la République sous les anciens régimes (Mobutu, Kabila-père et Kabila-fils), de la libération urgente de tous les prisonniers politiques, du retour à une paix durable à l’Est (Ituri, Nord et Sud-Kivu), au Centre (Grand Kasaï) et à l’Ouest du pays (Yumbi), de reconstruction d’un pays plus beau qu’avant.

La déclaration du Comité Permanent de la CENCO se veut une interpellation du nouveau Chef de l’Etat à rassurer le Peuple congolais quant aux élections futures qu’elles se feront dans la vérité et la transparence et à poser des actes propres à un serviteur du peuple et non un profiteur des privilèges liés à sa fonction. Les Evêques catholiques rappellent, au passage, leur mission traditionnelle d’accompagnateurs du peuple congolais dans sa quête de démocratie et de justice sociale. Là, il n’y a rien d’hypocrisie.

JRB

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