Une campagne d’intoxication menée contre la CENCO

Une campagne d’intoxication menée contre la CENCO

Le mercredi 11 juillet 2018, c’est le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Kambere Kalumbi Ferdinand, aujourd’hui, jeudi 12 juillet 2018, c’est le to

Message de la Cenco à la Monusco : « mettre le bien du peuple congolais au dessus des intérêts. »
La CENCO publie une feuille de route pour un processus électoral inclusif, honnête et apaisé le 23 décembre 2018
Emmanuel Shadari s’en va, Henri Mova et les zébus de Kwilu/Kwango arrivent

Le mercredi 11 juillet 2018, c’est le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Kambere Kalumbi Ferdinand, aujourd’hui, jeudi 12 juillet 2018, c’est le tour de l’analyste politique Kajepa Molobi de tirer à boulets rouge sur la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

Enfin, l’obscurité disparaît et les nuages deviennent clairs maintenant. C’est une campagne d’intoxication et de dénigrement initiée contre l’Episcopat congolais. Les moyens financiers sont mis à contribution pour trouver de l’espace à la une de quelques quotidiens de la capitale. Le dernier communiqué du Comité Laïc de Coordination (CLC) sert de prétexte aux auteurs de la campagne pour s’en prendre finalement à la CENCO, considérée à tort comme leur bête noire.

Il n’y a plus de doute maintenant. Au centre interdiocésain, on connait d’où souffle le vent. Cela n’appelle pas à une analyse profonde, car si le premier parle du CLC comme une branche séculière de certains ténors de la CENCO, le second le présente comme une branche politique et violente de la CENCO.

Que peut faire l’Episcopat congolais face à une mauvaise foi dans la récupération politique de son action sociale ? Comme le dit l’analyste politique Kajepa Molobi, « Maintenant c’est aux Congolais de répondre. Ils doivent prendre leurs responsabilités ».

Cependant, il faut mettre les points sur les « i ». Quand l’analyste politique écrit : « De plus, ce chantage mal venu relève d’une provocation sans intérêt pour le peuple congolais. Il vient seulement perturber un processus électoral démocratique en vitesse de croisière ».  Il sied de rappeler ici à l’analyste politique que la dernière communication des Evêques congolais porte ce titre : « Sauvons le processus électoral ».

Dans ce texte combien apprécié par la majorité des Congolais, les Evêques ont soulevé des inquiétudes par rapport au processus électoral, ils ont ensuite affirmé haut et fort la qualité des élections que veut le peuple congolais et enfin ont formulé quelques recommandations.

S’agissant de la qualité des élections que veut le peuple congolais, pour rafraîchir la mémoire de l’analyste politique, les Evêques avaient couché noir sur blanc ceci : « « Pour être crédibles, les élections doivent être conformes à la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre, capables de garantir l’alternance. A ce sujet, il convient de rappeler l’Accord du 31 décembre 2016 qui, conformément à la Constitution (Article 70), stipule : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il s’ensuit que tout président ayant épuisé le deuxième mandat ne peut plus en briguer un troisième » (III.2.1). C’est le cas de l’actuel Président de la République ».

La campagne d’intoxication et de dénigrement initiée contre la CENCO vise en fait à éviter au peuple congolais des élections crédibles et transparentes.

Il convient de rappeler au secrétaire permanent adjoint du PPRD et à l’analyste politique, que quand ils réfléchissent dans leurs bureaux climatisés, les Evêques sont à la rencontre de la population même là où l’Etat congolais a disparu depuis belle lurette. Il ne ferait pas mal de souligner que les Evêques y vont sans une escorte policière ou militaire armée jusqu’aux dents. N’est-il pas intéressant de prêter une oreille attentive aux porte-paroles du Congo profond ? A bon entendeur…

La Rédaction   

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :