Un mandat d’amener ou pas contre les responsables du Comité Laïc de Coordination

Un mandat d’amener ou pas contre les responsables du Comité Laïc de Coordination

Deux informations apparemment contradictoires circulent sur l’émission ou non d’un mandat à l’encontre des responsables du Comité Laïc de Coordination

Le Comité laïc de coordination soutient la Journée ville morte de ce vendredi 9 mars 2018
Le CLC annonce des actions pacifiques sur l’ensemble du territoire national
Les Evêques n’ont suspendu aucune marche

Deux informations apparemment contradictoires circulent sur l’émission ou non d’un mandat à l’encontre des responsables du Comité Laïc de Coordination organisateur de la marche des laïcs catholiques dans l’archidiocèse de Kinshasa, le dimanche 31 décembre 2017.

Palais de Justice Kin

Palais de Justice Kin

Des mandats d’amener concernent cinq des huit responsables dudit comité. L’Agence France Presse affirme que oui, par contre l’avocat dudit comité déclare n’avoir rien réceptionné dans ce sens. Le Comité Laïc de Coordination est proche de l’Eglise catholique, il est reconnu par l’archidiocèse de Kinshasa comme mouvement laïc.

D’après des communiqués de presse produits par l’Agence France Presse de ce vendredi 19 janvier 2018, un mandat a été émis par le procureur de la République contre les responsables du Comité Laïc de Coordination. Des mandats d’amener concernent cinq des huit responsables dudit comité. La raison du mandat d’amener n’a pas été précisée sur le texte qui se contente de dire que « la raison vous sera communiquée sur place ».

Interviewé par la Radio Top Congo de ce même vendredi 19 janvier 2018 , Me Nixon Kabengele a déclaré ne pas avoir reçu un courrier officiel de la part de la Justice congolaise. L’avocat a de plus assuré qu’aucun de ses clients ne vit dans la clandestinité. Chacun vaque à ses occupations quotidiennes. D’autres sources confidentielles indiquent que ces responsables laïcs sont sous protection discrète de la Mission des Nations Unies en République Démocratiques du Congo, Monusco en sigle.

Contradiction apparente selon des avocats

Interviewés par l’Agence DIA, quelques avocats du Barreau de Bandundu ont déclaré que la contradiction n’est qu’apparente. Le procureur peut très bien émettre un mandat sans faire de la publicité autour de son acte. Lorsque le procureur dispose des indices sérieux et graves sur la culpabilité d’un justiciable, il peut émettre son mandat, quitte aux agents du Parquet de mettre la main au collet de la personne suspectée pour l’acheminer devant le magistrat. Ce document doit être remis en mains propres du justiciable pour le conduire manu militari auprès du procureur. Ne disposant pas de mandat de perquisition, les agents du parquet ne peuvent forcer les portes de leurs maisons pour les appréhender dans leurs domiciles.

Marche pacifique interdite mais maintenue par des laïcs

Les responsables de ce comité (dramaturge, professeurs d’université, activistes…) demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat comme le prévoit la Constitution et surtout la mise en œuvre de mesures de décrispations politiques prévues dans l’Accord du 31 décembre 2016 parrainé par la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO. La marche interdite a été vigoureusement réprimée le 31 décembre 2017 . Le bilan macabre est contradictoire selon les organisateurs ou les services officiels. le dimanche 21 janvier 2018 sera-t-il différent est la question angoissée des observateurs.

Rombaut Kamwanga

 

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :