Ucofem et Essor encouragent des femmes entrepreneures à bien jouir de leurs droits économiques

Ucofem et Essor encouragent des femmes entrepreneures à bien jouir de leurs droits économiques

L’Union congolaise de femmes de média, Ucofem,  en partenariat avec ESSOR a organisé ce mercredi 29 novembre 2017, une journée d’expression populaire

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L’Union congolaise de femmes de média, Ucofem,  en partenariat avec ESSOR a organisé ce mercredi 29 novembre 2017, une journée d’expression populaire destinée aux femmes entrepreneures de la ville de Kinshasa, dans la salle Lambert Nyembo de l’hôtel Bianca à Kasa-vubu. Le thème développé à cette occasion est  « Reforme du code de la famille : Quelle implication pour les droits économiques des femmes entrepreneures ».

les femmes entrepreneures

les femmes entrepreneures

Cette activité était organisée à l’occasion du lancement de la campagne sur l’autonomisation des femmes entrepreneurs.

Dans son introduction, Mme Sharan Parmar, chef du projet anti-corruption de ESSOR a tenu à rappeler qu’Essor est un programme Britannique pour un environnement propice aux investissements. C’est  un programme d’appui technique au climat des affaires en RDC, mise en place par la signature en septembre 2015.

Concernant la thématique, elle a noté que l’égalité homme-femme, l’autonomisation des femmes en plein exercice de leur droits sont les conditions essentielles pour la réalisation de développement socio-économique du Congo et la réduction de la pauvreté.

Mme Sharan a indiqué que « selon les enquêtes faites par Essor, les femmes congolaises en particulier doivent faire face aux nombreuses pratiques de corruption, y compris les abus de pouvoir qui exploitent leur statut économique. Ces abus comprennent les tracasseries, le monnayage des services de l’Etat qui normalement doivent être fait gratuitement ainsi que par l’exploitation sexuel des femmes commerçantes ». Raison pour la quelle Essor a lancé cette campagne sur l’autonomisation économique des femmes congolaises en regardant comment améliorer leur accès à leurs droits socio-économiques et leur participation dans le secteur privé.

Développant le thème du jour, Me Pélagie Ebembo du Programme Essor a introduit son exposé en parlant des innovations majeures d’ordre général du Code de la famille. Sur ce, elle a parlé de l’amélioration de la condition de la femme dans le Code de la famille reformé.

les femmes entrepreneures

les femmes entrepreneures

En ce qui concerne la suppression de l’alinéa 2 de l’article 215 et ses conséquences. Cet article stipulait dans son alinéa 2 que « la capacité de la femme mariée trouve certaines limites conformément à la présente loi ». Ici la femme mariée avait des limites, elle ne pouvait pas prendre des grandes décisions sans l’autorisation de son mari.

Mais aujourd’hui cet alinéa a été supprimé pour donner à la femme les mêmes droits que l’homme.  Cette suppression a remis la femme dans ses capacités juridiques, a favorisé une protection mutuelle et l’entente des époux dans la prise de décisions.

La deuxième intervenante, Mme Betty Mulanga s’est penchée sur « la promotion de l’entrepreneuriat féminin en RDC : comment encadrer les femmes à la base ». Mme Betty a donné l’importance pour les femmes entrepreneures de s’affilier à des associations crédibles car dans ces associations elles peuvent avoir des informations, des formations, etc. Mme Mulanga avoue qu’en tant qu’entrepreneures on est butté à certaines difficultés d’où il faut être dans une structure pour développer les connaissances et trouver des solutions.

Anna Mayimona, directrice nationale de l’Ucofem, a, quant à elle, martelé sur « Comment les médias peuvent-ils contribuer à l’épanouissement de la femme entrepreneure en RDC ». Mme Anna a rappelé les rôles des médias : Former, informer et divertir à travers la télé, la radio et la presse écrite. Elle a indiqué que lorsqu’il ya  une information ce sont les medias qui  la diffusent à l’intention d’un plus large public. D’après Mme Mayimona, « l’information est un pouvoir, un pouvoir de changer les choses, de changer le monde ». Mme Anna constate avec regret un déséquilibre entre les hommes et les femmes qui ont accès aux médias. Ainsi Mme Anna Mayimona exhorte les femmes de ne pas reculer devant les micros tendus de la presse car elles ont des choses à dire.

Après les exposés les femmes ont réagi positivement à cet échange, quelques une ont livré des témoignages sur leur début. Au cours du jeu des questions-Réponses, elles ont pu trouvé des réponses à leurs préoccupations de la part des intervenantes.

Pétronelle Lusamba

 

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