Transfert d’argent : les nouveaux acteurs font de l’ombre à Western Union

Transfert d’argent : les nouveaux acteurs font de l’ombre à Western Union

Concurrencé par les fintech comme TransferWise ou Remitly, le géant américain du transfert d'argent à l'international a commencé à se réorganiser en r

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Concurrencé par les fintech comme TransferWise ou Remitly, le géant américain du transfert d’argent à l’international a commencé à se réorganiser en réduisant le nombre de ses agences à l’échelle mondiale. La France est aussi concernée.

Changement d’époque dans le transfert d’argent. Confronté à une concurrence croissante des fintech, le géant américain Western Union est en train d’accélérer sa mue et de réduire le nombre de ses agences dans le monde, et notamment en France. Selon nos informations, confirmant celles de « l’Agefi », le groupe chercherait à céder la vingtaine d’agences qu’il détient « en propre » dans l’Hexagone.

« Nous avons engagé des discussions », confirme Western Union. Près de 200 emplois sur les plus de 300 que la société cotée à Wall Street compte en France seraient concernés. « Fermer les points physiques en propre c’est le sens de l’histoire dans cette industrie », souligne Julien Maldonato, associé conseil Innovation chez Deloitte.

Miser sur les points de contact

Wester Union confrontée par la concurrence

Ces suppressions de postes font partie du dernier plan d’économies du groupe. Annoncé en août, celui-ci prévoit la réduction du nombre des agences et la suppression d’environ 10 % des effectifs de Western Union au niveau mondial (10.000 salariés au total). « C’est là où il y a le plus de coûts avec désormais de moins en moins de valeur ajoutée », explique un bon connaisseur du secteur.

Western Union, qui compte plusieurs milliers d’agences dans le monde, veut baisser ses coûts et ses tarifs, en se concentrant notamment sur ses « points de contact » : la société dispose de plus de 500.000 points de contact dans 200 pays, via des partenariats locaux. En France, Western Union travaille, entre autres, avec La Banque Postale depuis 1995.

Le groupe dirigé par Hikmet Ersek est obligé de s’adapter : il doit faire face à la montée en puissance d’un certain nombre de fintech comme WorldRemit ou TransferWise. Cette dernière, qui affiche des frais inférieurs à 2 %, a réussi à capter en moins de 10 ans une part conséquente du marché (10 %) des transferts d’argent à l’international.

Un marché de plus de 500 milliards

Au niveau mondial, le marché représente plus de 500 milliards de dollars par an. Western Union en gère encore plus de 150 milliards. « Western Union n’est donc pas menacé en tant que leader », souligne Julien Maldonato. « Mais les clients sont de plus en plus attentifs aux frais », confirme-t-il. Western Union s’est d’ailleurs fait plusieurs fois épingler pour des frais excessifs (plus de 10%) et peu transparents.

L’UFC-Que Choisir s’attaque à Western Union et MoneyGram

D’autres fintech comme Remitly, soutenue par Jeff Bezos, connaissent aussi  des croissances supersoniques. Fondée en 2011, la start-up américaine intègre aussi l’exploitation de données dans son modèle économique. Sans agence en propre, elle dispose de plus de 140.000 points de contacts sur la planète. En 2018, elle a assuré le transfert de 6 milliards de dollars. « On devrait faire au moins le double cette année », selon sa vice-présidente en Europe, Elena Novokreshchenova.

Signe de l’évolution en cours, pendant que Western Union travaille sur une réduction de la voilure partout dans le monde, et notamment aux Etats-Unis et en Europ, Remitly fait l’inverse. La société veut créer plusieurs centaines de postes, notamment de commerciaux, sur le Vieux Continent, dont « près d’une centaine » en France.

Transfert d’argent : les nouveaux acteurs font de l’ombre à Western Union

Concurrencé par les fintech comme Transfer Wise ou Remitly, le géant américain du transfert d’argent à l’international a commencé à se réorganiser en réduisant le nombre de ses agences à l’échelle mondiale. La France est aussi concernée.

Union a détaillé fin septembre son nouveau plan stratégique.

Changement d’époque dans le transfert d’argent. Confronté à une concurrence croissante des fintech, le géant américain Western Union est en train d’accélérer sa mue et de réduire le nombre de ses agences dans le monde, et notamment en France. Selon nos informations, confirmant celles de « l’Agefi », le groupe chercherait à céder la vingtaine d’agences qu’il détient « en propre » dans l’Hexagone.

« Nous avons engagé des discussions », confirme Western Union. Près de 200 emplois sur les plus de 300 que la société cotée à Wall Street compte en France seraient concernés. « Fermer les points physiques en propre c’est le sens de l’histoire dans cette industrie », souligne Julien Maldonato, associé conseil Innovation chez Deloitte.

Miser sur les points de contact

Ces suppressions de postes font partie du dernier plan d’économies du groupe. Annoncé en août, celui-ci prévoit la réduction du nombre des agences et la suppression d’environ 10 % des effectifs de Western Union au niveau mondial (10.000 salariés au total). « C’est là où il y a le plus de coûts avec désormais de moins en moins de valeur ajoutée », explique un bon connaisseur du secteur.

Western Union, qui compte plusieurs milliers d’agences dans le monde, veut baisser ses coûts et ses tarifs, en se concentrant notamment sur ses « points de contact » : la société dispose de plus de 500.000 points de contact dans 200 pays, via des partenariats locaux. En France, Western Union travaille, entre autres, avec La Banque Postale depuis 1995.

Le groupe dirigé par Hikmet Ersek est obligé de s’adapter : il doit faire face à la montée en puissance d’un certain nombre de fintech comme WorldRemit ou TransferWise. Cette dernière, qui affiche des frais inférieurs à 2 %, a réussi à capter en moins de 10 ans une part conséquente du marché (10 %) des transferts d’argent à l’international.

Un marché de plus de 500 milliards

Au niveau mondial, le marché représente plus de 500 milliards de dollars par an. Western Union en gère encore plus de 150 milliards. « Western Union n’est donc pas menacé en tant que leader », souligne Julien Maldonato. « Mais les clients sont de plus en plus attentifs aux frais », confirme-t-il. Western Union s’est d’ailleurs fait plusieurs fois épingler pour des frais excessifs (plus de 10%) et peu transparents.

L’UFC-Que Choisir s’attaque à Western Union et MoneyGram

D’autres fintech comme Remitly, soutenue par Jeff Bezos, connaissent aussi  des croissances supersoniques. Fondée en 2011, la start-up américaine intègre aussi l’exploitation de données dans son modèle économique. Sans agence en propre, elle dispose de plus de 140.000 points de contacts sur la planète. En 2018, elle a assuré le transfert de 6 milliards de dollars. « On devrait faire au moins le double cette année », selon sa vice-présidente en Europe, Elena Novokreshchenova.

Signe de l’évolution en cours, pendant que Western Union travaille sur une réduction de la voilure partout dans le monde, et notamment aux Etats-Unis et en Europ, Remitly fait l’inverse. La société veut créer plusieurs centaines de postes, notamment de commerciaux, sur le Vieux Continent, dont « près d’une centaine » en France.

Les Echos / Diacenco.com

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