RDC, un danger pour l’Afrique centrale

RDC, un danger pour l’Afrique centrale

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En dépit de ce qui se passe depuis le 31 décembre 2016, la RDC semble devenir un danger pour l’Afrique subsaharienne. L’organisation des élections le 23 décembre 2018 tend vers une compromission, signée par le gouvernement Bruno Tshibala. La souveraineté clamée tout haut avec autant des moyens que dispose le pays soutenu par une armée plus forte, ironisé par un ministre et porte-parole du gouvernement, laisse à croire que la RDC est en train de jouer sa bonne pièce du théâtre devant les États et les nations du monde.

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A en croire la déclaration de Jérôme Bonso qui se plaint : « Le gouvernement congolais devait débloquer 20 à 40 millions de dollars par mois pour financer le processus électoral, mais il ne le fait pas. Bien que nous sommes dans le délai, cela risque d’entraver le bon déroulement du processus électoral », a-t-il déclaré.   Cette déclaration est l’un des signes qui ne trompent pas et cela prouve que la volonté échappe à l’équipe Tshibala d’aller aux élections à la date prévue,  alors qu’on s’approche des scrutins : présidentiel, législatif national et provincial.

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Nous sommes pendant la période qui s’ouvre pour 195 jours avec comme activités : impression, déploiement et affichage des listes électorales provisoires et définitives. Elle s’étend du 27 mai au 07 décembre 2018. Pendant la même période, la CENI doit procéder à la formation des agents, au déploiement du matériel et à l’aménagement des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC), prévue pour 17 jours, soit du 06 au 22 juin 2018. Alors que le 23 juin sera la convocation de l’électorat pour un jour, selon l’article 11 de la loi électorale.

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Un jour après, soit du 24 juin au 08 juillet, la CENI devrait procéder à l’ouverture des BRTC pour l’actualisation des candidatures des députés provinciaux. Les parties prenantes doivent effectuer le retrait des formulaires, le dépôt et le traitement des dossiers des candidats députés provinciaux.

Le ministre et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait déclaré au cours d’une conférence de presse qu’il a récemment animée : « nous avons de l’argent et une armée forte ». Non seulement ça, il vient de déclarer sur Top Congo FM que le gouvernement accorde la priorité aux élections. «  Même si nous pouvons avoir des difficultés dans d’autres domaines, le décaissement des fonds se poursuit normalement en accord avec la Commission électorale. Le gouvernement n’est pas au courant d’un message de la CENI se plaignant du retard du financement. Le processus du financement est un peu en avance, parce que le gouvernement avait mis en réserve de quoi financer les élections », affirme Lambert Mende.

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La contradiction entre Jérôme Bonso et Lambert Mende donne l’occasion à la société civile d’alerter l’opinion sur ce prévisible boycottage qui se dessine à l’horizon.  « D’où vient cette manœuvre dilatoire de chercher à boycotter la tenue des élections à la date prévue, pour les repousser comme d’habitude ? Les congolais disent non à ce énième report qui prévoit de conséquences très néfastes », prévoit un acteur de la société civile.

Avec la hausse des prix des matières premières, notamment du cuivre et du cobalt,  le gouvernement est financièrement fort. Rien que sur cet aspect, la RDC devient incontournable aux yeux de multinationales s’intéressant à ces mines utilisées dans les batteries pour les voitures électroniques et les téléphones mobiles.

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De son côté, le chef du gouvernement, avec un moral très haut, n’entend pas de cette oreille. « Le président Joseph Kabila, ne briguera pas un 3ème mandat lors des prochaines élections en décembre, en raison de la limite de mandats constitutionnels qui l’empêche de se représenter. Les élections auront lieu à la date prévue, sans la participation du président Kabila qui respectera l’esprit et la lettre de la constitution», a déclaré, mardi dernier, le premier ministre Bruno Tshibala, dans une interview accordée à l’agence Reuters en marge du Forum économique international des Amériques, Conférence de Montréal, au Canada.
Il a également annoncé que le président Kabila participera à une réunion des chefs d’état africains qui se tiendra la semaine prochaine à Luanda en Angola pour transmettre le message que le Congo respectera bien ses engagements en organisant les élections, comme prévu, sans sa candidature.

Malgré cette déclaration de Bruno Tshibala, les observateurs avertis disent que son gouvernement n’arrive pas à décaisser mensuellement, le montant prévu par la loi.

Le peuple attend les élections

« Personne ne peut croire à une déclaration faisant état de manque de moyens par le gouvernement à l’organisation des élections. On peut croire à la volonté de ne pas organiser les élections à la date prévue et ça, on connait depuis longtemps. Mais, sera-t-il possible de louper encore, pour la 3ème fois, ce rendez-vous important de l’histoire de notre Pays ? Je ne pense pas ! Dans ce cas, on va obliger une mère de rester nue devant toute sa famille pour implorer la colère du ciel », nous dit un cadre d’ « Ensemble pour le changement ».

A l’allure où vont les choses, il reste à croire pour les uns et à ne pas croire pour les autres, que les élections pourront avoir lieu à la date prévue par la loi fondamentale et publiée par le calendrier électoral de la CENI.

Gel Boumbe

 

 

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