RDC : L’ONU-Femme et la Suède pour une participation politique active des femmes

RDC : L’ONU-Femme et la Suède pour une participation politique active des femmes

Dans le souci d’encourager les femmes congolaises à la vie politique et à la participation dans les institutions de prise de décision, l’Onu-Femme et

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Dans le souci d’encourager les femmes congolaises à la vie politique et à la participation dans les institutions de prise de décision, l’Onu-Femme et l’ambassade de Suède en partenariat avec le ministère de Genre ont tenu un atelier le mercredi 03 juillet 2019 à Kinshasa. Cet atelier a été aussi marqué par le lancement de la feuille de route sur la participation politique des femmes.

Au cours ce cet atelier, il était question d’élaborer une feuille de route afin d’améliorer la compréhension et la connaissance des acteurs clés sur les obstacles à la participation politique des femmes pour un meilleur programme dans ce domaine, promouvoir une planification innovante basée sur une théorie du changement.

D’entrée de jeu la ministre du genre femme et famille, Chantal Safu a souligné qu’au cours de ces dernières décennies, la femme congolaise essaie de marquer sa présence dans tous les domaines. Mais elle a reconnu que malgré les efforts, la femme est faiblement représentée. « Le combat que nous menons se poursuit encore et nous devons nous lever pour nous battre encore, et encore « , a-t-elle déclaré.

Chantal Safu a indiqué que la feuille de route est un document permettra qui à la RDC de prendre conscience de ce qu’elle doit faire. A cet effet, elle a invité toutes les organisations féminines à s’approprier cette feuille de route afin de s’en servir comme un canevas. Elle a aussi martelé : « Nous parlons de « He for she » « lui pour elle ». Nous devons maintenant mobiliser l’électorat féminin sur « She for she », « elle pour elle ».

Pour sa part, Awa Seck Ndiaye, représentante de l’Onu Femmes en Rdc a aussi reconnu que les femmes sont sous-représentées aussi bien comme élues que dans les fonctions dirigeantes, dans l’administration publique ou encore dans le secteur privé ou le monde universitaire. « Et ceci malgré leurs compétences mainte fois démontrées en tant que leaders et agents de changement. L’étude menée par ONU Femme avec l’appui de la Suède a su démontrer que les femmes sont confrontées à deux sortes d’obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. D’une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent aujourd’hui leurs possibilités de se porter candidates à un mandat politique. De l’autre, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes », a-t-elle affirmé.

C’est Awa Seck Ndiaye qui a fait la présentation de la feuille de route tout en soulignant qu’elle s’appuie sur 4 axes. Pour  Awa Ndiaye Seck, cette feuille de route constitue un canevas qui va inspirer tous les acteurs.

Elle a, aussi, relevé quelques actions spécifiques à mener. Il s’agit entre autres de la modification de la Loi électorale pour rendre la parité contraignante. De même, la mise en œuvre d’un programme approfondi de renforcement des capacités à l’égard des jeunes membres des partis politiques en RDC

L’ambassadeur de la Suède en RDC, Maria Håkansson, a loué le bien fondé de cet atelier qui se veut un lieu pour cogiter sur les différentes conditions de participation des femmes au processus électoral.

«  L’ambassade de Suède offre aux partenaires la mise en œuvre des projets, des programmes dans la gouvernance démocratique, un espace de dialogue pour construire la synergie. Promouvoir une citoyenneté responsable, identifier des recommandations novatrices et constructives, des projets, en vue de l’amélioration de la participation des femmes congolaises, dans les institutions de prise de décision. Cet atelier est un moment d’échange pour une gestion efficace, une contribution sur les conditions de participation des femmes au processus électoral. Le meilleur partenariat est celui qui oriente la compréhension collective entre l’égalité du genre et l’émergence de la nation sans la discrimination de droit », a-t-elle confié.

Les membres et cadres des partis politiques, les membres de la Société civile, des étudiantes, des chefs coutumiers ont participé à cet atelier.

Pétronelle Lusamba

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