RDC : Félix Tshisekedi libère des prisonniers politiques et sanctionne des ministres pour mégestion

RDC : Félix Tshisekedi libère des prisonniers politiques et sanctionne des ministres pour mégestion

La libération des prisonniers politiques était une priorité pour le nouveau chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo. Lors de sa c

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Félix Tshisekedi rendant visite à l'opposant Eugène Diomi Ndongala à la prison de Makala

Félix Tshisekedi visitant l’opposant Eugène Diomi Ndongala à la prison de Makala

La libération des prisonniers politiques était une priorité pour le nouveau chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo.

Lors de sa campagne électorale, comme le jour de son investiture, en passant par la présentation de ses mesures de gouvernance dans les 100 premiers jours, Félix Tshisekedi avait promis la grâce présidentielle pour tous les détenus en raison de leurs opinions politiques sous le régime de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Liant la parole à l’acte, le mercredi 13 mars 2019, le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, a annoncé  à la télévision d’Etat la grâce présidentielle pour plus de 700 prisonniers, ainsi que des mesures disciplinaires à l’égard des membres du gouvernement et des mandataires des entreprises de l’Etat.

Dans ce lot des libérations, quelques opposants farouches au régime de Joseph Kabila comme Franck Diongo, président du MLP (Mouvement Lumumbiste Progressiste) et le défenseur des droits de l’homme et avocat Firmin Yangabi.

Néanmoins, l’absence d’une des figures emblématiques sur cette liste dont sa libération a été réclamée lors du dialogue de la Saint-Sylvestre, organisée sous les auspices de la CENCO, en l’occurrence Eugène Diomi Ndongala ne semble pas être bien perçue par la population. A cet effet, Vital Kamerhe a précisé que le ministre de la Justice devra signer un arrêté à part à son sujet.

Ministre et mandataires suspendus

Dans la foulée de cette série de libérations des prisonniers, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a annoncé en même temps l’ordonnance du président de la République  suspendant le ministre des Affaires foncières,  Lumeya Dhu Maleghi pour « violation flagrante de la loi ». Il est reproché au ministre des Affaires foncières d’avoir procédé à des lotissements à des endroits interdits et l’expropriation des tiers.

Outre le ministre des Affaires foncières, deux autres mandataires des services publics de l’Etat ont été aussi suspendus. Il s’agit du directeur général de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), Daniel Mukoko Samba ainsi que le président de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications au Congo (ARPTC), Oscar Manikunda. Il est reproché à ces derniers des actes de mégestion et d’insubordination à la hiérarchie.  « Ceci illustre la décision du président Félix Tshisekdi de mettre fin à la création. La série va certainement continuer mais nous ne voulons pas faire dans l’arbitraire, le droit à la défense et la présomption d’innocence sont garantis à tous les citoyens congolais, mais ça devient le travail du Procureur près la Cour de cassation. Séparation des pouvoirs oblige », a déclaré Vital Kamerhe en guise de conclusion sur ce dossier.

Enfin, Ces ordonnances ont été annoncées quelques heures après le départ du président Félix Tshisekedi pour Nairobi (Kenya) où il prononcera le jeudi 14 mars un discours lors du « One Planet Summit ». Il est également prévu des rencontres avec d’autres chefs d’Etat en marge de ce sommet sur le climat et l’environnement dont le président français Emmanuel Macron.

Junior Kitambala

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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