Pam et Fao main dans la main face aux besoins alimentaires des populations en migration forcée

La Directrice adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM) en RDC, Mme Sitta Kai-Kai, a souligné, ce mardi 17 octobre 2017, que son agence en colla

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La Directrice adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM) en RDC, Mme Sitta Kai-Kai, a souligné, ce mardi 17 octobre 2017, que son agence en collaboration avec la FAO, s’attachent à répondre aux besoins d’urgence des populations pour l’alimentation.

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En commençant par la FAO, Mme Sitta Kai-Kai a expliqué que cette agence onusienne agit en partenariat avec le Gouvernement congolais. Elle a organisé le 16 octobre 2017 une distribution d’outils aratoires et de semences aux ménages des déplacés internes des provinces de la région du Kasaï à Kikwit. L’objectif de cette distribution a été d’appuyer la relance agricole et de redonner de l’espoir et de la dignité à ces ménages qui ont tout perdu.

Auparavant, à l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale, le Gouvernement congolais, en partenariat avec la FAO, ONU Femmes et ‘’Harvest Plus’’, a planté un hectare de tiges de bambou et de semences de maïs et de manioc à ‘’Ibi village’’, le dimanche 15 octobre 2017. L’agriculture et le développement rural peuvent permettre de lutter contre les causes de la migration, notamment la pauvreté rurale, l’insécurité alimentaire, l’appauvrissement des ressources naturelles dû à la dégradation de l’environnement et au changement climatique.

Le Pam vise un demi-million de déplacés d’ici fin décembre 2017

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Directrice adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM) en RDC, Mme Sitta Kai-Kai a d’abord rappelé l’évaluation du PAM sur le taux de la sécurité alimentaire d’urgence au Kasaï.

De façon concrète, Mme Sitta a déclaré qu’en réponse aux besoins croissants de cette région en proie aux violences, le PAM intensifie son opération d’urgence pour atteindre 500 000 bénéficiaires d’ici fin décembre et un total cumulatif de 1,2 million d’ici mi-mai année prochaine 2018. Suite à l’augmentation des besoins, le PAM compte renforcer également sa capacité logistique en matière de transport, qui doit comporter une provision pour le transport aérien au cas où l’accès routier est limité.

Action conjointe dans le programme ‘Achat pour le Progrès’

Pour lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’officielle de l’Onu a souligné que le PAM et la FAO mettent en œuvre le programme ‘’Achat pour le progrès’’ dans le Tanganyika, l’Equateur et le Nord-Kivu. A travers ce programme, les bénéficiaires sont en mesure de se créer les moyens de subsistance.

Dans le cadre de son mandat aussi, le PAM apporte son assistance aux personnes déplacées internes et aux réfugiés, en particulier les Centrafricains, les Burundais et les Sud-Soudanais. Et de citer qu’en 2016 par exemple, le PAM a assisté plus de 900 000 personnes et près de 800 000 personnes déplacées internes, et plus de 235 000 personnes qui sont retournées dans leurs milieux d’origine. En 2017, le PAM compte assister aussi plus d’un million de personnes, essentiellement les victimes de conflits armés.

Le Pam dans l’urgence et la Fao dans la durée

Enfin, Mme Sitta a donné de façon lapidaire la différence d’action des deux agences onusiennes. Le Pam agit surtout dans l’urgence alors que le travail de la FAO sur la migration s’inscrit sur la durée. La Fao a pour objectif de traiter les causes profondes de la migration, de détresse, en améliorant les conditions de vie, et en créant des moyens alternatifs de subsistance dans les pays d’origine.

Rombaut Kamwanga

 

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