Nomination d’un Coordonnateur spécial des Nations Unies de l’urgence sur Ebola

Nomination d’un Coordonnateur spécial des Nations Unies de l’urgence sur Ebola

Chikungunia, Ebola, choléra et rougeole, toutes ces maladies d'origine virales préoccupent fortement les professionnels de médias conviés hier, le 12

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Chikungunia, Ebola, choléra et rougeole, toutes ces maladies d’origine virales préoccupent fortement les professionnels de médias conviés hier, le 12 juin 2019, à la conférence hebdomadaire de la Mission des Nations Unies en RDC, Monusco en sigle. Ces maladies devenues épidémiques frappent durement le pays ont-ils déploré. Ils ont demandé l’ampleur de la réaction de l’institution onusienne.

Nomination d’un Coordonnateur spécial des Nations Unies face à Ebola

ébola voie aérienne  Monusco

ébola voie aérienne Monusco

M. Matthias Guillman Coordonnateur du Groupe de Communication des Nations Unies a d’emblée révélé aux professionnels de médias la nomination par le Secrétaire général de l’ONU d’un Coordonnateur spécial de l’urgence sur Ebola. L’officiel onusien espère vraiment que son travail va pouvoir faciliter, soutenir le travail des partenaires de santé pour mettre un terme à cette nouvelle flambée d’Ebola. Il a tenu toutefois à souligner une note d’espoir: « Je pense qu’Ebola a connu plusieurs flambées dans l’histoire de la RDC et à chaque fois jusqu’à maintenant, ça a réussi à être endigué ».

Situation inédite de manque de confiance entre population et autorités face à Ebola

Dans la suite M. Gillman a relevé un fait inédit selon cet officiel onusien. « Nous sommes à Beni, Butembo, indique-t-il, dans une situation sécuritaire, une situation de manque de confiance entre la population et les autorités qui est vraiment inédite et nous devons aussi faire face à des défis en termes opérationnels, en termes de mobilité aussi des partenaires de santé en danger ».

Vulnérabilité des systèmes de santé en RDC

« Mais Ebola comme la rougeole, comme le choléra et comme de nombreuses autres maladies se nourrit également de la vulnérabilité des systèmes de sante en RDC », a plusieurs fois martelé, M. Guillman. « Si vous prenez l’exemple de la rougeole, la seule manière de vaincre la rougeole, c’est la vaccination. Et on sait qu’il y a plusieurs facteurs qui expliquent pourquoi la rougeole se développe de manière aussi violente au Congo. C’est parce que la couverture vaccinale est extrêmement faible, c’est parce qu’il y a une mobilité des personnes qui rallongent la chaine de contamination de la maladie vers des zones qui n’étaient jusque-là pas affectées »,

Insécurité du milieu, inaccessibilité des villages et nombreux déplacements de la population entravent l’assistance aux malades

Assistance Monusco contre EBOLA

Assistance Monusco contre EBOLA

M. Guilman reconnaît qu’il y a des localités qui sont inaccessibles tout simplement à cause de l’état des routes dans le pays. L’officiel onusien a présenté plusieurs défis. La malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans reste importante. En conséquence les systèmes immunitaires des enfants ne sont pas à même de faire face aux agressions de certaine virus. L’insécurité demeure préoccupante. il y a beaucoup de déplacements internes, il y a beaucoup de déplacements des populations y compris à travers les frontières mais aussi à l’intérieur du pays qui font que de nombreuses personnes échappent aux différentes campagnes de vaccination. « Le choléra présent au Congo est comme partout dans le monde où cette maladie persiste est liée à la faiblesse des systèmes d’assainissement et de l’accès à l’eau potable » a souligné M. Guilman. Il a ajouté que le pays constitue un terreau fertile pour des virus qui dans certains pays ont réussi à être éradiqué, s’explique aussi par la vulnérabilité des infrastructures et la faiblesse de la couverture vaccinale.

Oms et Unicef à la rescousse pour des campagnes de vaccination

Le Coordonnateur du Groupe de Communication des Nations Unies a déclaré que l’ OMS, l’UNICEF et l’ensemble du système des Nations Unies travaillent main dans la main avec le ministère de la Santé du Congo pour améliorer les structures de santé, pour mieux former les personnels de santé et également conduire des opérations de vaccination massive. Il a rappelé en exemple qu’à la mi-avril, une grande campagne de vaccination contre la rougeole avait eu lieu dans 59 zones de santé, 2 millions d’enfants avaient été vaccinés. Et de conclure: »Ce sont des efforts qu’il va falloir continuer à poursuivre et que les Nations Unies évidemment sont disposées à poursuivre auprès des autorités congolaises ».

Rombaut Kamwanga

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