Musique congolaise promotrice de bonnes mœurs ou source d’injures et de zizanie

La musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Elle ajoute un plus quand elle émet des bonnes paroles éducatives, const

« JP Buse chante Zaïko », un succès fou à Montréal
Londres : Djuna Bigone va ressusciter Pépé Kallé, King Kester et Papa Wemba
Le patriarche Abraham Hebanckson : « Le vainqueur de tout le temps » bientôt pour vaincre

La musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Elle ajoute un plus quand elle émet des bonnes paroles éducatives, constructives sensibilisant différentes couches sociales du pays. En RDC, le débat est en cours sur sa mission de promotrice de bonnes mœurs ou de source de zizanie.

 

Musique et censure en RDC

Musique et censure en RDC

D’après le propos de monsieur Clément Bunga, fonctionnaire de l’Etat, mélomane des années 1960, la musique d’ambiance de cette époque a été plus respectueuse des droits et de la morale. La musique congolaise vit actuellement la relève de générations d’artistes celles qui n’ont pas connu la naissance de la musique moderne ni les mutations du mode de vie traditionnelle au monde moderne. Les anciens donneurs de leçons ont disparu au profit de la rue et des médias. Les artistes actuels ne sont pas de griots. Dans les Orchestres les artistes musiciens ne donnent plus de leçons, s’adonnent à la facilité et exécutent souvent des œuvres où la pudeur a été évacuée.

Mme Marianne Phanzu, la cinquantaine qui est infirmière dans une entreprise de la place préfère plutôt écouter la mélodie des anciens musiciens qui l’édifient même si ils sont déjà morts. Dans le temps anciens la République Démocratique Congo a compté de musiciens leaders de société capables de transmette des messages éducatifs au public et ce, sur tous les plans : politique, société, ou dans le domaine des sentiments. Cette musique a convié les parents ainsi que les enfants de ces années-là à l’écoute de la bonne musique, à chanter et danser sans tabou. Cette bonne musique a placé la RDC au podium et a fait apprécier les musiciens congolais jusque dans des pays lointains. Parmi ces artistes de la grande époque, Grand Kalle surnom de Joseph Kabasele, Luambo Makiadi, Tabu Ley, tous décédés et Simaro Masiya le survivant, etc ont dans leurs œuvres créé des chansons qui ont donné de leçons et des conseils à la population.

Appel à un sursaut des responsables de la censure

Un agent du service de la censure engagé pendant plus de 20 ans dans la direction de la censure appelle à la mise en œuvre de l’application sévère de la loi. Selon cet agent le ministère de la justice est appelé à redynamiser la direction qui gère la censure depuis 1992. Il doit jouer son rôle dans l’application des lois sur les chansons qui ont un sens, des lois contre les injures et qui ne provoquent pas de conflits, bref faire jouer la censure avant la publication des chansons. Depuis plus de 24 ans que ces lois ont été émises mais les musiciens congolais continuent oublient souvent ces recommandations. Ils insèrent des proverbes dans leur album sans respecter la leçon proposée. Parfois en lieu et place, ils énoncent des bêtises et utilisent même des injures pour la promotion de leur chanson.

Des artistes musiciens appelés à présenter une bonne image du pays

D’après Laetitia Mabiala, jeune avocat-conseil dans le cabinet d’un ministre actuel, les musiciens sont des transporteurs du message et des éducateurs envers la communauté. Les autorités congolaises doivent vraiment mettre en pratique ces lois en application pour la bonne image du pays les musiciens sont des représentants de la nation. Ils portent les couleurs du pays. Ils sont là pour montrer le bon exemple dans leurs chansons ainsi que dans les paroles adressées aux populations aux jeunes gens espoirs de demain.

Gladys Bundu stagiaire

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :