L’Historien Ndaywel dénonce une République de données approximatives

  Isidore Ndaywel a parlé dans son récent livre paru le 15 septembre 2017  d’une République des « sans-papiers » où on ne peut prétendre  accéde

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Isidore Ndaywel a parlé dans son récent livre paru le 15 septembre 2017  d’une République des « sans-papiers » où on ne peut prétendre  accéder à une gestion rationnelle à partir des chiffres repères. La RDC se doit d’abord de régler quelques questions de fonds dont certaines sont de l’ordre de la banalité. Le titre est « La saison sèche est pluvieuse, l’audace de dresser le front pour un autre Congo ».

Ndaywel  è Nziem Isidore

Ndaywel è Nziem Isidore

L’exigence du recensement

En illustration, le Professeur Ndaywell  a pris quelques cas. Pas de politique prévisionnelle dans le domaine de l’éducation, de la santé et du logement, sans maîtrise des effectifs : hommes et femmes, jeunes et enfants. Il a expliqué le recensement comme une activité d’intérêt stratégique pour l’élaboration des politiques sociales en faveur de la population. Il démontre que le Congolais n’est pas prêt à remplir cette exigence. Même à un niveau restreint, comme on a eu à l’expérimenter, aucune ambassade de la RDC ne connaît le nombre de ses ressortissants ; aucun établissement universitaire officiel ne dispose des informations précises sur le nombre de ses étudiants ; aucun ministère n’est capable de fournir le nombre exact de ses agents ; tous les chiffres avancés sont des approximations. Pourtant, le recensement est une activité dans l’ordre du possible ; il n’a pas été envisagé jusqu’ici que par mauvaise foi ou par négligence coupable, dénonce l’Historien.

L’attestation de perte de pièce est la carte la plus courante en RDC

L’Office National d’Identification (ONI)  a été créé, avec le matériel du travail disponible, pour que la pièce d’identité soit la carte d’électeur. Il n’en est pas le chemin car selon  Noël Obotela  « depuis 1960, la République Démocratique du Congo est un pays habité par des sans-papiers ». La carte d’identité nationale, ou « Carte pour citoyen », instituée en 1973 au Zaïre par le régime du feu Maréchal Mobutu, a été déclassée en 1997 par l’AFDL. En cas de coup dur, l’attestation de perte de pièce est  en définitive la carte la plus courante en RDC

Gel Boumbe.

 

 

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