Les députés nationaux outillés sur la lutte contre la corruption

Les députés nationaux outillés sur la lutte contre la corruption

Le Réseau des Parlementaires Africains contre la Corruption, APNAC-RDC, a organisé le samedi 02 novembre 2019, un atelier de renforcement des capacité

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Le Réseau des Parlementaires Africains contre la Corruption, APNAC-RDC, a organisé le samedi 02 novembre 2019, un atelier de renforcement des capacités des députés nationaux sous le  thème: « Le contrôle parlementaire comme moyen de lutte contre la corruption ». L’activité s’est tenue dans la salle de banquets du Palais du Peuple. 

Partant du thème, cet atelier a tourné autour de deux sujets, notamment la corruption, sa prévention et sa répression puis le contrôle parlementaire comme moyen de lutte contre la corruption.

Professeur Mwendambali DG de l'Oscep novembre 2019

  Professeur Mwendambali DG de l’Oscep au Séminaire de renforcement de capacités des députés novembre 2019

Intervenant sur la corruption, sa prévention et sa répression, le  Professeur Saint Augustin Mwendambali, Directeur Général de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP, a défini  le concept corruption, comme étant « un abus du pouvoir à un intérêt de fait personnel; une forme d’égoïsme excessif qui consiste à se construire au détriment des autres ».

L’orateur a indiqué que la manière la plus efficace de la lutte contre la  corruption est la prévention et la répression. « Il est possible qu’un gouvernement ait la volonté politique de lutter contre la corruption, mais si cela ne constitue pas un souci permanent, cette volonté ne pourra se faire attendre que dans des discours. Il faut, certes, quitter les intentions vers la pratique », a expliqué le DG de l’OSCEP avant d’ajouter : « Dans l’argent il y a une force qui nous trouble, seule l’éthique comprenant la déontologie qui est suggestive  nous oriente. La loi est l’outil principal de prévention de la corruption ».

Le professeur Mwendambali a déploré alors le fait que  le taux de pénétration de la corruption dans la population est très élevé en RDC bien qu’elle soit devenue un phénomène qui existe partout au monde. Il estime en ce sens que pour espérer au bien-être de tous, il serait préférable que l’éthique dirige le pays en lieu et place de la politique.

Il faut signaler que le Professeur Mwendambali est aussi Expert de l’Union Africaine en lutte contre la corruption; membre du comité exécutif de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique.

Selon l’APNAC-RDC et l’OSCEP ils Cinq causes principales de la Corruption en RDC qui  sont :  La pauvreté78,4 % ; la modicité de salaire 77,5% ; l’enrichissement facile 67,9% ; l’impunité 66,3%, enfin la cupidité 65,8%.

L’Honorable Lucien Kasongo, quant à lui, a planché sur « les moyens et les limites du contrôle parlementaire ». Abordant les moyens du contrôle parlementaire, l’orateur a insisté sur trois moyens notamment : Le droit d’information : ce qui peut se faire soit par la question orale avec ou sans débat non suivie de vote, la question écrite, la question d’actualité et l’audition par les commissions ; Le travail d’investigation qui se fait par l’interpellation et la commission d’enquête enfin la mise en cause de la responsabilité gouvernementale ou ministérielle : à travers soit la motion de censure (gouvernement) ou de défiance (un membre du gouvernement).

Il a par ailleurs relevé trois ponts quant aux limites du contrôle parlementaire. L’honorable Kasongo a parlé de la limite liée à la loi : le contrôle parlementaire ne peut se faire que dans le cadre déterminé par la constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale ; La limite organisationnelle : les étapes du contrôle parlementaire puis la configuration du parlement : le poids politique de chaque formation ou famille politique.

Les deux exposés ont été enrichis par les interventions des députés nationaux, qui ont insisté sur l’intégration dans le système éducatif, la notion de la lutte contre la corruption à partir du primaire. Ainsi, il a été recommandé à l’OSCEP et APNAC-RDC d’élaborer les modules adaptés à l’apprentissage des enfants ; l’élaboration et vote au parlement de la loi traitant de la corruption dans toutes ses dimensions ; réfléchir davantage à l’avenir sur les thèmes : « Quel pays voulons-nous laisser aux générations futures ? », « La théorie FESE : Famille – École – Société – État dans la lutte contre la corruption ».

C’était la première journée de renforcement des capacités. L’APNAC-RDC se félicite du succès de cette première séance et prévoit d’organiser d’autres journées similaires au fur et à mesure. Cet atelier avait pour objectif d’outiller les nouveaux parlementaires, en tant que contrôleurs du gouvernement, des notions de lutte contre la corruption afin qu’ils s’en approprient. Sans oublié que les députés sont classés au 4ème rang des agents publics les plus corrompus.  Au total 10 sénateurs et 47 députés y ont prit part.

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