Les acquis de 16 jours d’activisme de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre évalués dans un café de presse

Les acquis de 16 jours d’activisme de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre évalués dans un café de presse

L’Union congolaise de femme de media (UCOFEM), avec l’appui d’Internews a invité la presse et ses membres à un café de presse au centre de Ressources

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L’Union congolaise de femme de media (UCOFEM), avec l’appui d’Internews a invité la presse et ses membres à un café de presse au centre de Ressources pour les médias dans la commune de la Gombe, en vue d’évaluer les acquis de la campagne des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre.

Mme Kamwanya, Dr Jules Mulimbi et Mme Clotilde Kabemba

Mme Kamwanya, Dr Jules Mulimbi et Mme Clotilde Kabemba

En 18 années de la proclamation des 16 jours d’activisme, la question de violence sexuelle est devenue un sujet qui est débattu autour d’une table. Les gens participent au changement face aux inégalités liées au genre. A cette occasion, quatre plateformes ont tour à tour partagées leurs expériences en rapport avec les questions du genre et l’impact de la campagne en RDC.

D’abord, Mme Esther Kamuanya, déléguée du ministère du Genre, famille et enfant, a rappelé l’historique de cette campagne. Elle a indiqué que « la femme, non  seulement elle subit des violences sexuelles, mais elle est aussi victime de toutes les formes des violences physiques, psychologiques, domestiques », a-t-elle dénoncé.

Selon Kamuanya, cette campagne a amené les politiques à mettre à la disposition des femmes des instruments juridiques notamment  l’adoption des lois, la réforme du code de la famille, la loi sur la protection de l’enfant et, sur terrain, la diminution de cas de violences sexuelles… « Bien que des efforts soient fait, il y a encore des efforts à faire, il faut que la campagne s’intensifie sur une longue durée », a-t-elle souhaité.

Membres de l'Ucofem et des structures féminines

Membres de l’Ucofem et des structures féminines

Pour sa part la coordinatrice du Réseau Action Femme, RAF, Clotilde Kabemba a reconnu que certaines personnes (les élites) s’approprient cette campagne, certes, mais ce n’est pas suffisant. Il faut alors que tous les acteurs s’impliquent afin d’initier les jeune filles pour que cette lutte soit vécue au quotidien dans leur milieu.

Anna Mayimona, directrice nationale de l’Ucofem a, quant à elle, parlé du rôle des médias dans la réussite de cette campagne d’activisme contre les violences sexuelles basées sur le genre. Mme Anna a dit que les médias, dans leur rôle d’informateurs, permettent à la population de sortir de l’ignorance et de changer les habitudes grâce à l’information reçue. Elle a noté que dans leur rôle de formateurs, les medias diffusent des émissions et magazines spécialisés au cours desquels on traite des sujets sur les droits et la promotion des femmes. Mme Mayimona a dit que ces changements d’habitude par la population sont des acquis considérables de cette campagne, car c’est grâce aux médias que la campagne est connue par un grand nombre de la population.

Pour sa part, Dr Jules Mulimbi de l’Onu Femmes a souligné qu’il y a des avancées très significatives aujourd’hui, entre-autres le lancement des campagnes sur la dénonciation des violences dans toutes leurs formes. Le lancement de la campagne « Je dénonce » a permis à bon nombre de femmes à briser le silence et à dénoncer leurs bourreaux  qui qu’ils soient. Il y a aussi l’existence d’un numéro vert ainsi que d’une politique de lutte contre l’impunité font qu’il y a actuellement diminution de violences sexuelles basées sur le genre.

Pétronelle Lusamba

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