Le gouvernement central signe deux contrats avec une société égyptiennepour la réhabilitation de quelques routes à Kinshasa

Le gouvernement central signe deux contrats avec une société égyptiennepour la réhabilitation de quelques routes à Kinshasa

La voirie urbaine de la ville province de Kinshasa se trouve dans un état de délabrement très avancé, des nombreuses artères ne sont plus fréquentable

Exétat 2018 : Le taux de réussite a baissé de 71% à 69% à Kinshasa
L’ECC à Joseph Kabila : « Que l’armée, la police et les autres services de sécurités soient au service de la population »
Opposition : Les prochains scrutins et la candidature de Kabila, c’est le jour et la nuit !

La voirie urbaine de la ville province de Kinshasa se trouve dans un état de délabrement très avancé, des nombreuses artères ne sont plus fréquentables. Les unes sont coupées, d’autres sont devenues des lacs artificiels où sont hébergées grenouilles et autres reptiles et d’autres encore,  affichent de profonds trous utilisés par les habitants des environs comme poubelle.

Kinshasa, la voirie urbaine en panne

Après les cris d’alarme de la population Kinoise, le gouvernement central se ressaisit pour signer, le mardi 22 mai dernier, deux contrats  avec la société égyptienne Arab Contractors pour la réhabilitation des cinq artères à Kinshasa. Il s’agit de l’Avenue Biangala dans la commune de Lemba ; l’avenue Bianda dans la commune de Mont-Ngafula ; la chaussée de Kimwenza à Yolo dans la commune de Kalamu ; l’avenue Croix-Rouge dans la commune de Kinshasa et  de la route de Kisenso, reliant la commune de Matete à celle de Kisenso, longue de 5, 623 km.

Le ministre des Infrastructures Travaux  publics et Reconstruction (ITPR), Thomas Luhaka, qui a annoncé cette information, un jour après la signature du contrat, a souligné que, bien que la voirie urbaine relève de la compétence exclusive de l’autorité provinciale, cet engagement démontre de la volonté du gouvernement congolais à désenclaver certains coins de la capitale. Il a par ailleurs ajouté que  la modernisation par butane de ces cinq artères de la ville de Kinshasa est repartie en deux lots pour un linéaire total de 12 km. « L’entreprise a maximum 90 jours pour se mobiliser, c’est pour dire que les travaux vont commencer assez rapidement », a promis le ministre de l’ITPR.

La commune de Kisenso

Les travaux sont conjointement financés par la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), l’OPEC Fund for international development (OFID) et le gouvernement de la République démocratique du Congo pour une somme globale d’USD 18,5 millions.

Il convient de rappeler que c’est le coordonnateur de la Cellule Infrastructures du ministère des Infrastructures travaux publics et reconstruction, Théophile Ntela, qui a signé  les trois contrats dont deux des travaux avec l’entreprise égyptienne Arab contractors et un d’assistance technique avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

La cérémonie de la signature de ces trois contrats a eu lieu, en présence du ministre d’Etat, en charge de l’Emploi, travail et prévoyance sociale, Lambert Matuku, du ministre des ITPR, Thomas Luhaka Losendjola et du gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango.

Réagissant à cet engagement pris par le gouvernement central, un député national de la famille politique du Chef de l’Etat qui a requis l’anonymat a manifesté son mécontentement vis-à-vis du Gouverneur André Kimbuta. « Où sont les entreprises que Kimbuta avait déclaré avoir signé des contrats avec elles pour l’assainissement de la ville de Kinshasa ? Je pense que ce n’était qu’une façon de jeter de la poudre aux yeux de la population pour un besoin électoral. Croire à Kimbuta, c’est croire à la destruction de la ville de Kinshasa », a-t-il déclaré.

Gel Boumbe

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :