Le Cardinal Laurent Monsengwo reste l’archevêque de Kinshasa

Le Cardinal Laurent Monsengwo reste l’archevêque de Kinshasa

Selon des sources dignes de foi, le champagne a coulé à flots hier mardi 6 février 2018 dans certaines officines politiques de Kinshasa. Et pour cause

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Selon des sources dignes de foi, le champagne a coulé à flots hier mardi 6 février 2018 dans certaines officines politiques de Kinshasa. Et pour cause, la nomination par le Pape François d’un Archevêque Coadjuteur dans l’archidiocèse de Kinshasa, en la personne de Mgr Fridolin Ambongo.

L’occasion a été donnée à ceux qui considèrent l’Archevêque de Kinshasa comme l’ennemi public numéro 1 ou l’homme à abattre de festoyer. Les uns sont allés loin en affirmant urbi et orbi que le cardinal venait d’être écarté de la gestion de  l’Archidiocèse de Kinshasa et les autres mettant simplement la nomination de l’archevêque coadjuteur à l’actif d’une délégation gouvernementale qui est récemment passée au Vatican.

Comme Eglise, il est de notre devoir de rappeler à l’opinion nationale qu’avec la nomination d’un Archevêque Coadjuteur, l’actuel occupant du centre Lindonge à Kinshasa reste l’archevêque de Kinshasa. Même pour une semaine, pour un mois, pour une année ou plus, c’est lui qui est encore là. Qu’on l’aime ou pas, qu’on le diabolise ou pas, c’est lui qui est l’Archevêque de Kinshasa.

Au lieu de faire couler à flots le champagne, ceux qui tirent à boulets rouges sur le cardinal doivent au contraire tirer des leçons, et pas les moindres, de la nomination d’un Archevêque Coadjuteur dans l’Archidiocèse de Kinshasa.

La première leçon à tirer est le fait que l’Eglise catholique est respectueuse des textes. La loi fondamentale de l’Eglise, c’est-à-dire le Droit canon, est scrupuleusement respectée. Personne ne se glorifie d’avoir battu campagne pour faire adopter cette loi fondamentale et s’être octroyé la liberté de la bafouer quand il le veut. Le Droit canon demande à un évêque qui a atteint 75 ans d’écrire au souverain pontife une lettre de démission. Né en 1939, le cardinal Laurent Monsengwo a aujourd’hui 79 ans. Donc, cela fait 4 ans qu’il s’est plié à cette exigence et a déjà écrit sa lettre au pape. L’acceptation de la démission est de la discrétion du Pape.

La deuxième leçon à tirer est, à travers la nomination d’un Archevêque Coadjuteur, d’assurer déjà la succession de l’archevêque de Kinshasa. Contrairement à ce qui s’est passé avec la succession des feux cardinaux Joseph Albert Malula et Frédéric Etsou, cette fois-ci le successeur du Cardinal Laurent Monsengwo est déjà connu. Ce n’est que cela. Il n’y aura pas nomination d’un Administrateur Apostolique comme ce fut le cas avec Mgr Daniel Nlandu Mayi, en attendant la nomination d’un Archevêque en lieu et place de feu Mgr Etsou. En termes clairs et simples, le Pape François a déjà nommé le dauphin de Mgr Monsengwo. Si pour une certaine classe politique, la désignation d’un dauphin à un chef de l’Etat est un mystère, ce n’est pas le cas pour l’Eglise catholique.

Dans tous les cas,  Mgr Fridolin Ambongo est avant toute chose un Pasteur de l’Eglise. Il est appelé à mener, en aide à l’Archevêque Monsengwo, le peuple de Dieu qui est à Kinshasa sur le chemin du salut.

Ceux qui se sont adonnés hier à une beuverie inutile doivent donc apprendre à respecter la loi fondamentale du pays comme l’Eglise le fait avec son Droit canon et ne pas faire mystère sur la désignation d’un dauphin car l’Etat congolais, qu’on le veule ou pas, continuera à exister. Et l’Eglise catholique dans sa longue histoire a vu passer des dictatures féroces, des despotes de tous genres, elle est toujours là, remplissant convenablement sa mission d’évangélisation. Elle est, en RDC, au service de la population avec pour objectif son salut, le respect de ses droits et de sa dignité indispensables à son bien-être et à son développement intégral.

DIA

 

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