L’accord prévoyant l’instauration d’une zone de libre-échange en Afrique a été signé à Kigali

L’accord prévoyant l’instauration d’une zone de libre-échange en Afrique a été signé à Kigali

L’idée de la mise en place d’un espace commun de libre-échange en Afrique a commencé à prendre forme. Hier, mercredi 21 mars 2018, à Kigali au Rwanda,

Les congolais attendent du Gouvernement Ilunkamba la matérialisation
Le M.Cocorico RDC dénonce la disparition de ses membres, témoins du meurtre de Rossy Mukendi
Foot-Division 1 : L’As Vita Club au top de son niveau

L’idée de la mise en place d’un espace commun de libre-échange en Afrique a commencé à prendre forme. Hier, mercredi 21 mars 2018, à Kigali au Rwanda, 44 Etats africains ont signé l’accord prévoyant l’instauration d’une zone de libre-échange en Afrique (Zleca). Le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu a signé pour la RDC, en lieu et place de Joseph Kabila.

En fait, trois textes ont été publiés, à savoir celui sur la zone de libre-échange, le protocole de libre circulation des personnes sur le continent et la « Déclaration de Kigali », déclaration solennelle de fin de sommet.

Il convient de signaler que ce projet de Zone de libre-échange continentale, une des pierres angulaires de l’agenda 2063 de l’Union Africaine, est en discussion depuis 2012 et avoisinerait 2 500 milliards de dollars américains de PIB cumulés.

Cette cérémonie de signature à Kigali est l’aboutissement de consultations menées sous l’égide du président du Niger, Mahamadou Issoufou, en charge des travaux et des consultations depuis janvier 2016.

La mise en place de la Zleca sera échelonnée sur une durée de cinq à quinze ans, en fonction de la situation économique de chaque partie prenante de l’accord. Elle peut toutefois engendrer des risques tels la perte des recettes publiques et la concurrence que subiraient les industries locales en raison de la libération du marché.

Les pays signataires de l’accord sont appelés à éliminer, de manière progressive, les barrières tarifaires, à libéraliser le commerce des services, à coopérer en matière de douane et à mettre en œuvre les mesures de facilitation des échanges, à établir et maintenir un cadre institutionnel de mise en œuvre et de gestion de la Zleca.

 

 

En ce qui concerne Congo-Kinshasa, les observateurs estiment que pour mieux profiter de la future zone de libre-échange continentale, il est vivement recommandé au pays de développer la production, d’améliorer les infrastructures et la gouvernance économique.

Tout pose problème en RDC où il l’autorité de l’Etat a disparu dans plusieurs parties de la république et où des pays, comme le Rwanda, viennent s’approvisionner impunément en ressources naturelles. L’on se demande particulièrement comment la RDC participera à cette zone de libre-échange du moment où le pays, avec  sa dimension continentale, manque de manière cruelle des routes et risque de faire blocage à ce marché.

JRB

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :