L’absence du code barre gêne les petits exportateurs

L’absence du code barre gêne les petits exportateurs

Madame Anne BOKANDA  opératrice économique à la base s'est entretenue le mardi 26 juin 2018 avec l'Agence DIA sur l'absence du Code barre qui la gêne

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Madame Anne BOKANDA  opératrice économique à la base s’est entretenue le mardi 26 juin 2018 avec l’Agence DIA sur l’absence du Code barre qui la gêne dans son ambition d’exporter sa production à l’extérieur de la RDC. D’emblée, Mme Bokanda a explique que le Code barre  de consommation est une suite de barres et de chiffres qui permet d’identifier l’origine d’un produit ou sa provenance.

Mme Anne Bokanda

Mme Anne Bokanda

Mme Bokanda qui s’est reconvertie actuellement  dans la production  de la semoule de maïs a déclaré que pour arriver à exporter le miel   produit avant,  il lui a fallu  un code barre. Mme Bokanda a été dans l’apiculture et a difficilement exporté du miel congolais à cette époque.   « En tant que productrice de petites quantités,  nous ne sommes pas capables d’exporter nos produits  à l’extérieur suite à  cette carence. En vue de contourner cet obstacle, a-t-elle concédé,  il, nous, est   arrivé  d’utiliser le  code barre des  autres  pays  pour que nous puissions exporter nos produits.  Sans cela nous sommes limités ».

Des astuces pour exporter en petites quantités

Mme Bokanda a ajouté qu’il y a même  des plantes transformées   au pays mais qui sont exportés comme des produits venant d’ailleurs. Les petits producteurs emploient une autre astuce.  Les oseilles, les amarantes (Bitekuteku)  , les gombos, les aubergines et autres légumes   en provenance de la RDC sont  exportés par l’entreprise BOLERO une société française comme des envois aux membres de famille en Europe. « Sauf que pour les cas d’espèce, a déploré Mme Bokanda, les frères et autres cousins en Europe sont en général des restaurateurs asiatiques « .

A la Deuxième rue (Limete) à Kinshasa il y a tout un groupe des  agricultrices  qui exportent les légumes.  Elles mettent leurs produits dans des cartons bien présentés pour vendre chez leurs correspondants.  » Nous,  qui sommes sans correspondants attitrés, des simples productrices, que ferons nous pour vendre nos produits? »se désole Mme Bokanda.

Des pays voisins possédant déjà le code barre exportent les produits congolais

Le Rwanda a maintenant son propre  code barre de consommation. « Qu’est ce qui empêche la RDC d’en faire autant. Nous estimons que les  autorités nationales le font exprès… » Économiquement la RDC n’est pas légalement  identifiée. Les productions en provenance de la RDC ne sont pas répertoriées comme congolaises. Pour preuve, elle a déclaré être allée un jour au Ministère du Commerce extérieur faire part de cette situation. Le Département ministériel semble ne pas prendre l’affaire en importance. S’adressant à la Fédération des Petites et Moyennes entreprises, elle a été butée à la même indifférence.

La presse pour alerter l’Opinion

Nullement découragée, Mme Anne Bokanda s’est adressée à la presse pour alerter l’opinion sur le manque à gagner de l’Etat. Les productions agricoles de la RDC ne sont pas certifiées comme venant de ce pays d’Afrique centrale. Les petits producteurs congolais ne sont pas connus à l’extérieur et ne peuvent pas gagner des parts de marché. Le pays perd des précieuses devise à l’exportation.

En attendant, les mangoustans congolaises sont estampillés indiens, les  ananas sont connues comme plantées en Afrique de l’Ouest, les mangues du pays sont turques.

Sarah Sapu stagiaire Ifad

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