La police et l’armée déployées aux endroits stratégiques de Kinshasa

La police et l’armée déployées aux endroits stratégiques de Kinshasa

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Le gouvernement a répondu par un déploiement massif des policiers et militaires ce mercredi 15 novembre 2017 dans plusieurs coins de la capitale de la RDC, à l’appel de plusieurs mouvements citoyens à des manifestations pacifiques pour rejeter le calendrier électoral et exiger le départ du président Joseph Kabila au 31  décembre 2017. Il s’agit des mouvements citoyens tels que Lutte pour le changement (LUCHA), Filimbi et Ekoki.

Les grandes artères désertes

Les grandes artères désertes

A Kintambo Magasin, des dizaines des policiers étaient visibles avec leurs véhicules. La 7ème Rue Limete, le Palais du peuple, à la RTNC, Pascal dans la commune de Masina et le Rond-point Ngaba n’ont pas échappé à ce déploiement policier …

Des éléments de la police militaire ont été aperçus à Limete, du côté de l’Echangeur, alors que le rond-point, situé entre les ministères de la Justice et des Affaires étrangères, était occupé par des éléments de la garde républicaine.

Bien des écoles de la capitale de la RDC n’ont pas fonctionné ce mercredi 15 novembre 2017. Les élèves arrivés très tôt matin à l’école sont rentrés, quelques heures après, à la maison. Timidement, des magasins et boutiques ont ouvert leurs portes à partir de 9h.

Les véhicules ont circulé timidement. Autour de 10 heures, il était facile de se déplacer de Bandal à Kintambo, de Masina à Gombe, de l’UPN au centre-ville contrairement au rythme normal marqué par des embouteillages à plusieurs endroits.

Il est à noter que le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise pour la ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a déclaré que la répression sur les manifestations annoncées par les mouvements citoyens pour ce mercredi 15 novembre se fera sans pitié. Des propos à lire sur le site Actualité.cd, qui titre : «Tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié ».

La manifestation de ce mercredi 15 novembre a reçu un important soutien du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. «Nous devons faire barrage à ces individus qui deviennent dangereux pour les générations à venir. Le Rassemblement soutient l’appel à la ville morte lancé par les mouvements citoyens », a affirmé Félix Tshisekedi, président du Rassemblement

De son côté, la Monusco a rappelé que conformément à son mandat, elle se réserve le droit d’observer les événements et de rapporter d’éventuelles violations des droits de l’homme. Aussi, la mission appelle-t-elle au droit de manifester dans le calme et la retenue.

La radio onusienne rapporte, dans la journée, qu’à Goma, un important dispositif de la Police nationale congolaise et de l’armée est mis en place dans des endroits stratégiques de la ville de Goma. Tôt le matin de ce mercredi 15 novembre vers 5 heures, des tirs ont été entendus vers les quartiers périphériques ouest de la ville. Des jeunes des quartiers Majengo, Keshero et Himbi ont tenté de mettre des barricades sur la voie publique.

La journée ville morte a été bien observée aussi à Butembo, Beni et Kasindi dans le Nord-Kivu.
Jean-René Bompolonga

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