La Monusco condamne fermement l’intrusion des militaires FARDC sur sa base de Kananga

La Monusco condamne fermement l’intrusion des militaires FARDC sur sa base de Kananga

Mamane Sidikou a saisi l’occasion de l’incident de Kananga pour rappeler, une nouvelle fois, la préoccupation des Nations Unies face à la restriction

Kimbuta et « Ensemble » convenus : le meeting reporté au samedi 9 juin à la place Sainte Thérèse
Alphonso Lulundakio de Lukyo HTCIM : Le gouvernorat de Kinshasa n’a pas tenu ses engagements
Au cours d’une matinée politique au siège du parti à Lingwala, la Ligue des femmes de l’ACDP en marche

Mamane Sidikou a saisi l’occasion de l’incident de Kananga pour rappeler, une nouvelle fois, la préoccupation des Nations Unies face à la restriction de l’espace dans lequel les journalistes peuvent exercer leur métier en RDC. « La liberté d’informer est un des piliers de la démocratie. Les tracasseries et menaces dont les journalistes sont de plus en plus souvent la cible témoignent d’une restriction de l’espace de la liberté d’expression qui ne va pas dans le sens de la décrispation attendue », affirme M. Sidikou.

Il a rappelé qu’un groupe de soldats des Fardc, sous les ordres du général Marcellin Assumani, commandant des opérations dans la région des Kasaï, a forcé l’entrée de la base de la Monusco au prétexte de poursuivre un journaliste venu s’y réfugier le lundi 28 août 2017.

En réaction à cet incident, le Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo, M. Maman Sidikou, condamne fermement la violation de la propriété des Nations Unies à Kananga, province du Kasaï Central, par des soldats de l’armée congolaise. « Les Nations Unies, déclarent le numéro un de la Monusco en RD Congo,  sont préoccupées par ce très grave incident, d’autant plus que celui-ci s’est déroulé sous le commandement direct d’un officier supérieur. Les locaux de la Monusco sont inviolables en vertu de l’Accord sur le statut des Forces entre les Nations Unies et le Gouvernement de la République démocratique du Congo (Sofa), ainsi que la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies ».

Les Nations Unies demandent au gouvernement de la RDC de respecter ses obligations telles que prévues dans les statuts de Sofa et autres accords. « Nous demandons également au gouvernement congolais de s’assurer que les responsables de cet incident répondent de leurs actes et de prendre les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus », a indiqué M. Sidikou, chef de la Monusco.

RKDIA

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :