La coordination des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa appelle les enseignants à la retenue

La coordination des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa appelle les enseignants à la retenue

L’année scolaire 2019-2020 a démarré avec la mise en pratique de la gratuité de l’enseignement de base sur toute l’étendue de la RD Congo, sur décisio

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L’année scolaire 2019-2020 a démarré avec la mise en pratique de la gratuité de l’enseignement de base sur toute l’étendue de la RD Congo, sur décision du président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, en vue d’alléger les parents qui paient le salaire des enseignants.

Quelques mois après sa mise en vigueur, cette décision souffre d’application aujourd’hui au regard des mouvements des grèves des enseignants observées dans les écoles conventionnées catholiques, à travers le pays.

Ce mouvement déclenché à l’Est du pays, semble déjà atteindre Kinshasa la capitale en ce mois de novembre. Quelques enseignants des écoles conventionnées catholiques déplorent le non-respect des mesures d’encadrement de la gratuité de l’enseignement de base par l’Etat congolais et menacent d’aller en grève si rien n’est fait en urgence.

La gratuité de l’enseignement de base, une décision irréversible pour l’Eglise catholique

Abbé Romain Nianga, Coordinateur diocésain et hurbain des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa

Juste après les velléités de ce mouvement de grèves observées dans les écoles conventionnées catholiques à Kinshasa, le Coordinateur diocésain et urbain des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa, l’abbé Romain Nianga, a échangé avec les délégués des enseignants, le jeudi 14 novembre 2019. Pour lui, « Il était question de recueillir leurs désidératas afin de les amener à qui de droit, pour trouver une issue favorable ».

Le coordinateur des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa a profité de l’occasion pour rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale, la position de l’Eglise catholique sur la gratuité de l’enseignement de base en précisant d’abord que c’est l’ « Eglise qui a été la première institution à appuyer cette mesure de la gratuité de l’enseignement de base au cours de cette année scolaire, à travers quelques déclarations notamment celle du 15 juillet 2019, où elle avait félicité cette décision du président Félix Tshisekedi et la qualifiant de salvatrice », a-t-il ajouté avant de poursuivre que pour l’Eglise de Kinshasa et son pasteur, « la gratuité de l’enseignement de base est irréversible et nous sommes sur le point de non-retour ».

L’abbé Nianga a enfin appelé les enseignants à la retenue et les a aussi exhortés à reprendre avec la craie afin de rester en harmonie avec la vision chère de l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo qui soutient mordicus cette mesure.

Réclamations des salaires décents

Des délégués des enseignants des écoles conventionnées catholiques à la réunion avec la coordination

Au cours de cet échange avec la coordination diocésaine et urbaine de Kinshasa, les délégués des enseignants des écoles conventionnées catholiques ont exprimé leur soutien total à cette idée de la gratuité de l’enseignement de base mais à un seul prix, le paiement d’un salaire décent.

Sylvain Malombo, délégué des enseignants du collège jésuite Bonsomi affirme pour sa part « qu’à l’heure actuelle, le salaire conséquent n’est pas alloué aux enseignants, ni moins encore les frais de fonctionnement. Nous sommes abandonnés à notre triste sort, on nous a interdit de ne percevoir aucun frais auprès des parents, entre-temps, nos primes ne sont plus payées et c’est un manque à gagner ».

Pour sa part, Moise Muyela délégué des enseignants du lycée technique Bolingani, a déploré le non- respect des engagements pris par le gouvernement congolais : « l’Etat n’est pas en mesure de nous payer un salaire décent et par respect à notre Eglise, nous travaillons sous-pression. Et nous demandons à l’Eglise de nous laisser partir en grève pour contraindre l’Etat congolais à assumer ses responsabilités ».

Les enseignants des écoles conventionnées catholiques réclament au gouvernement un salaire minimum de 1 millions de francs congolais, de procéder au plus vite à la fin de ce mois de novembre à la régulation des nouvelles unités et les non-mécanisés. Ils ont, en outre, appelés le gouvernement congolais à éviter des déclarations intempestives qui prêtent confusion.

Junior Kitambala

 

 

 

 

 

 

 

 

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