La 5ème édition des « Cafés Genre » recommande des meilleures politiques pour l’amélioration de la situation des femmes

La 5ème édition des « Cafés Genre » recommande des meilleures politiques pour l’amélioration de la situation des femmes

C’est dans un contexte évaluatif que s’est  ouverte  la 5ème édition des « Cafés Genres », le vendredi 08 décembre 2017 dans la salle de conférenc

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Café genre

Photo de famille à la clôture de la 5ème édition du Café genre

C’est dans un contexte évaluatif que s’est  ouverte  la 5ème édition des « Cafés Genres », le vendredi 08 décembre 2017 dans la salle de conférence Roméo Golf à Kinshasa. Cette rencontre initiée par l’agence des Nations Unies pour les femmes (ONU FEMMES), a eu pour objectif de créer un cadre permanent de discussion afin des permettre aux femmes de réfléchir sur les questions liées au genre, en vue de promouvoir l’égalité des sexes entre hommes et femmes. Le thème retenu pour cette année est : «Etats des lieux de la mise en œuvre des recommandations et perspectives 2018 »,

Sous la modération de l’ambassadeur de la Fédération de Suisse en RDC, trois structures féminines ont tour à tour partagées leurs réflexions et expériences en rapport avec les questions du genre en RDC. D’abord, madame la représentante permanente de l’Onu Femmes, Mme Awa Ndiaye, est revenue sur le contexte de création de ces cafés et elle a sous une note mitigée  évaluer  les recommandations des précédentes éditions avant de lancer un cri de cœur aux représentations et chancelleries diplomatiques en RDC, à joindre leurs efforts à l’Onu Femmes, pour rendre effective le projet de promotion d’égalité des sexes en RDC.

Me Marie-Madeleine Kalala, vice-présidente du cadre de concertation nationale des organisations de la société civile, a pour sa part analysé la « faisabilité de mise en œuvre des recommandations des cafés genres »précédents. Elle s’est félicitée  des avancées réalisées en matière du genre dans notre pays et a émis le vœu de voir dans l’avenir plus de participation féminine dans les organes de décision. Elle a reconnu en outre le manque criant de l’application des recommandations formulées dans les précédentes éditions et estime que la question du genre en RDC est un processus et demande l’implication de tous, dans sa sphère de responsabilité. Mme Kalala a souligné que les conditions des femmes devraient s’améliorer par des politiques gouvernementales et non par des projets avant de plaider pour l’ouverture d’une « Maison de la Femme ».

Il faut noter que les jeunes générations des femmes congolaises ont fait entendre leur voix à ces cafés à travers les « Filles Pépinières », une structure regroupant 15 jeunes filles et avec l’appui de l’ambassade de la Grande-Bretagne, ont exécuté un «projet d’autonomisation par une approche innovante de réduction de la vulnérabilité de la femme et de la jeune fille et de lutte contre les violences faites aux femmes ». Ces jeunes filles venant des tous les coins de la capitale ont apprécié travailler dans cet environnement, et, ont pris la décision de créer un bureau de consultance afin pérenniser le projet bien qu’arrivé à son terme. Sur ce, elles ont lancé un vibrant appel aux partenaires et aux personnes de bonne volonté, œuvrant pour la promotion du genre, de leur apporter assistance.

Plusieurs femmes leaders et cadres ont répondu présentes à ce rendez-vous. C’est le cas de la ministre nationale du Genre et famille, Chantal Safu, et la provinciale en charge des genres, familles et enfants, Thérèse Olenga. Les participants par le biais de leurs interventions ont apprécié l’idée de l’ouverture d’une « Maison de la  femme » et ont invité les hommes à accompagner pleinement les femmes dans cette lutte qui les concerne aussi.

Le rendez-vous est pris pour la 6ème édition à Goma à l’occasion du Festival Amani au mois de Février 2018.

Péronnelle Lusamba et Junior Kitambala(stagiaire)

 

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