Festival alimenterre: des agriculteurs congolais inviter à produire autrement

Festival alimenterre: des agriculteurs congolais inviter à produire autrement

Le mardi 28 novembre 2017, il s’est ouvert à Kinshasa la 2ème édition du festival alimenterre à la Délégation Wallonie Bruxelles (DWB). Ce festival qu

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Le mardi 28 novembre 2017, il s’est ouvert à Kinshasa la 2ème édition du festival alimenterre à la Délégation Wallonie Bruxelles (DWB). Ce festival qui se veut un cadre par excellence de plaidoyer et de réflexion sur le  problème de l’agriculture et de la production en RDC.

Exposition des produits agricoles

Exposition des produits agricoles Congolais

« Notre avenir se joue dans nos assiettes », nous a confié Mr Austin Emeka, un des organisateurs dudit festival avant de rappeler l’objectif poursuivi par la délégation de la Wallonie Bruxelles de Kinshasa, en organisant ces assises , qui est « d’amener les producteurs agricoles congolais à migrer vers une autre manière  de produire et de consommer,  en optant pour l’utilisation des méthodes ou pratiques naturelles en lieu et place des engrais chimiques et des pesticides, qui aujourd’hui, sont à la base de diverses maladies, notamment le cancer».

Trois moments forts ont été à l’ordre du jour. D’abord, un marché d’exposition vente des produits agricoles congolais au siège de la Délégation Wallonie Bruxelles (DWB) de Kinshasa.

Ensuite, la projection de deux films. Le premier intitulé « les ânes morts ne craignent pas les hyènes », film documentaire réalisé en Éthiopie où le gouvernement éthiopien octroie des millions d’hectares de terres prétendument inutilisées à des investisseurs étrangers en espérant de grosses recettes d’exportation et le film dénonce l’impact de ces investissements étrangers sur la vie des populations locales. Le deuxième, quant à lui, est un court métrage intitulé « la production agricole, source d’espoir pour les déplacés de Tshikapa au Kasaï en RDC ».   Documentaire réalisé par le Fonds des Nations Unies pour l’agriculture (FAO), dans le cadre de son programme d’appui d’urgence en production agricole. Cette projection a relaté le début du conflit dans la région du Kasaï, où la FAO estime qu’il y a près de 1,4 million de personnes déplacées internes. La FAO a octroyé des outils et semences agricoles qui peuvent être une source d’espoir et confort pour ces réfugiés. Parmi eux, Gisèle Tshela, mère de deux enfants, a livré un témoignage poignant.

Photo conférence

conférence-débat

Enfin, le décor a été planté pour les débats qui ont été co-animés par Mme Fallon Bwaka, chargé de communication et plaidoyer à la FAO et Mr Freddy Mumba, secrétaire exécutif de la Confédération nationale des producteurs agricoles congolais (CONAPAC). Lors de leurs exposés, les différents intervenants ont émis le vœu de voir dans les prochains jours, le gouvernement congolais sécuriser les droits des communautés locales vis-à-vis de leurs terres et assouplir certaines lois relatives à l’octroi des terres en RDC, notamment la loi « Bakajika », qui stipule que « la terre et le sous sol appartient à l’Etat », est source des nombreux conflits fonciers aujourd’hui.

Il faut signaler cependant, la présence et l’engouement des producteurs agricoles paysans congolais, venus des coins et recoins de la RDC, faire connaitre leur savoir-faire local. Du coté des autorités politiques, l’on a semblé négliger ce festival et aucune autorité y a pris part en dépit du fait que le problème de la sécurité alimentaire se pose avec acuité dans notre pays.

Ce festival se termine aujourd’hui mercredi 29 novembre 2017.

Junior Kitambala/Stagiaire DIA

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