Journée ville morte du mercredi 15 novembre 2017 en RDC : Le pouvoir et la société civile se félicitent

Journée ville morte du mercredi 15 novembre 2017 en RDC : Le pouvoir et la société civile se félicitent

Selon que l’on est de tel ou tel autre camp, en République Démocratique du Congo, chacun se félicite de la journée ville morte du mercredi 15 novembre

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Selon que l’on est de tel ou tel autre camp, en République Démocratique du Congo, chacun se félicite de la journée ville morte du mercredi 15 novembre 2017. Chaque camp apprécie à sa façon à la réaction de la population à l’appel du Collectif des associations de la société civile (CASC), appuyé par le Rassemblement de l’opposition, à manifester mercredi 15 novembre dans tout le pays.

Journée

Un jeune homme en face d’un policier

Pour la Majorité présidentielle (MP), elle se dit satisfaite de l’échec de «la journée ville morte » de la journée du 15 novembre. Le porte-parole de la MP, André-Alain Atundu Liongo, note que le peuple congolais n’a pas suivi le mot d’ordre lancé par les organisateurs. Il a ainsi invité la population à exercer une vigilance sans faille sur les «radicalisés, décidés à tout mettre en œuvre pour bloquer le processus électoral ». Devant la presse, Atundu Liongo n’a pas manqué de saluer « la grande maturité du peuple congolais face aux opérations téméraires et intempestives de ville morte. »

Le Collectif des associations de la société civile (CASC) estime que son appel, qui a été appuyé par le Rassemblement de l’opposition, a été bien suivi dans presque toutes les grandes villes du pays. «La ville morte à complètement réussi et les manifestations populaires -l’ont été-  à 60% », a affirmé Espoir Ngalukiye, activiste au sein du Collectif d’Action de la Société Civile et militant de la Lucha. Cependant,  le militant de la Lucha a déploré quelques violences occasionnées par la brutalité et le non-professionnalisme de la police congolaise.

De son côté, la Police nationale congolaise (PNC) parle de l’échec «d’appels à l’insurrection populaire » lancés mercredi 15 novembre par des mouvements citoyens, appuyés par une frange de l’opposition politique. Son porte-parole, le colonel Ezéchiel-Pierrot Mwanampuntu  évoque l’arrestation, dans quelques grandes villes, des dizaines de personnes qui ont perturbé l’ordre public et qui visaient à déstabiliser les institutions légalement établies.

Au regard de ses déclarations, on ne peut que se demander qui est dans le bon. Rappelons que le  Collectif des associations de la société civile, dont fait partie la LUCHA, avaient appelé à des manifestations de rue «pour demander le départ des dirigeants actuels et l’annulation du calendrier électoral qui ne répond pas aux attentes de la population».

JR Bompolonga

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