Journée internationale de la femme 2019 : Annie Matundu invite les femmes faire à une croisade contre les inégalités

Journée internationale de la femme 2019 : Annie Matundu  invite les femmes faire à une croisade contre les inégalités

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Le thème choisi pour la célébration de la Journée internationale de la femme cette année est « Penser équitablement, Bâtir intelligemment, Innover pour le Changement ». Mme  Annie Matundu, Présidente de WILPF en RDC, estime que les femmes devraient faire de cette thématique, une croisade contre les inégalités  en se basant sur les  nouvelles initiatives visant à renforcer les activités avec  les technologies de l’information et de la communication.

la présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Wilpf), Annie Matundu

Annie Matundu, Présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Wilpf rdc)

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes,  la présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Wilpf), Annie Matundu, a fait une analyse pour la femme congolaise. Elle a indiqué que le mois de mars, « est un mois  où nous faisons le bilan  sur la situation des femmes. Une journée internationale pour les femmes, c’est bien peu d’admiration que nous avons pour toutes les femmes anonymes dans notre pays, la RDC. »

C’est dans ce sens qu’elle analyse le contexte actuel de la situation de la femme par rapport au thème annuel de la commémoration cette journée dédiée aux droits des femmes.

Gain de cause pour le projet de Décret sur la mise en œuvre  de la Loi sur la Parité

Annie Matundu se demande comment penser équitablement, quand les femmes congolaises continuent à être marginalisées et sont quasi minoritaires ou absentes dans les instances de prise de décision et que le projet de Décret sur la mise en œuvre  de la Loi sur la Parité n’arrive pas à obtenir gain de cause ? Selon Annie Matundu, cela explique la faible attention portée sur les questions du genre et de la parité ainsi qu’aux revendications de femmes congolaises.

Pour penser équitablement, elle estime que le Gouvernement doit tenir compte de l’équilibre homme-femme dans la composition  du nouveau gouvernement afin d’élaborer des politiques cohérentes et solidaires en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Ce sera là, penser  équitablement.

Un cadre réglementaire des droits des  femmes et de la parité à tous les échelons

Annie Matundu s’interroge comment bâtir intelligemment,  pendant que la requête aux fins d’inconstitutionnalité des dispositions de l’article 5 de la Loi N°15/013 du 1er Aout 2015 portant Modalités d’Application des Droits de la Femme et de la Parité reste une lettre morte à la Cour Constitutionnelle de la RDC.  Elle fait remarquer comme preuve, les statistiques  actuelles de la nouvelle Assemblée Nationale qui révèlent que seulement 10 % des femmes parlementaires font parties de cet hémicycle. « Cela exige un cadre réglementaire bien défini afin de garantir, promouvoir et sécuriser les droits des  femmes et la parité à tous les échelons au niveau national, provincial et local.  Nous demandons au Gouvernement de prendre des engagements nationaux qui comblent l’écart entre les sexes en matière d’égalité, des lois, des politiques aux plans nationaux et des investissements adéquats », pense-t-elle.

Innover pour influencer

 « Comment innover pour le changement quand les violations des droits des femmes continuent de se produire dans toutes nos provinces ? Que dire de la demande de la gratuité de certificat médical pour les femmes violées qui reste sans suite », se demande Annie Matundu. A cette approche, elle estime que c’est l’occasion pour les femmes congolaises d’influencer positivement l’humanisation et la démocratisation de la société en découvrant de nouvelles innovations. « Les femmes et les filles congolaises ont besoin d’atteindre les Objectifs du Développement Durables (ODD) en passant par les approches innovatrices pour essayer de rompre les inégalités pesantes sur les femmes et jeunes filles de  sorte  qu’aucune femme ou aucune fille ne soit laissée de côté », soutient cette défenseure des droits des femmes.

Des actions pour mener à bon port le combat des femmes

Pour ce, Mme Annie pense que le renforcement de Cadre  permanent de Concertation  pour la Femme Congolaise (CAFCO)  devrait servir de toit aux associations de femmes sans qu’elles perdent leur autonomie. « Réunies elles pourraient ainsi être plus fortes pour mener une diplomatie de plaidoyer pour les  droits des femmes  volontariste, offensive et militante », estime-t-elle.

« Notre action doit être immédiate, efficace et de grande envergure pour permettre au nouveau gouvernement de prendre toute une série de mesures et notamment de défaire les stéréotypes sexistes qui empêchent les femmes et les filles d’exercer pleinement leurs droits », souhaite Annie Matundu. Pour elle, les organisations des  femmes devraient penser aux activités ayant trait  à la thématique pendant ce mois et tout en sachant que nous devons considérer que le 8 mars c’est chaque jour.

« Faisons de la thématique de cette année, une croisade contre les inégalités  en se basant sur les  nouvelles initiatives visant à renforcer les activités des femmes avec  les technologies de l’information et de la communication. Ce combat ne doit pas être celui d’une seule journée et appelle à se mobiliser au quotidien ensemble avec les hommes pour faire progresser les droits des femmes », souligne Annie Matundu

Elle appelle les femmes à unir leurs efforts afin d’atteindre l’objectif 50/50 à l’horizon 2030 ainsi pour instaurer une véritable égalité entre hommes et femmes et permettre aux femmes d’accéder à l’autonomie dans le monde du travail. « Nous sommes sûres  que la place des femmes congolaises en RDC est un authentique marqueur de développement ».

faut-il signaler qu’à part la présidence de la Ligue des femmes pour la paix et la liberté (Wilpf rdc), Annie Matundu mbambi, œuvre aussi dans d’autres domaines d’activités en rapport avec la politique.

Pétronelle Lusamba

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