JIF : Femmes, encore des obstacles pour atteindre l’Egalité femmes-hommes

JIF : Femmes, encore des obstacles pour atteindre l’Egalité femmes-hommes

Cette année 2018 comme toutes les précédentes, des hommes sont engagés aux côtés des femmes, lors de la journée internationale des droits des femmes,

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Cette année 2018 comme toutes les précédentes, des hommes sont engagés aux côtés des femmes, lors de la journée internationale des droits des femmes, et ils sont fiers de les accompagner dans la conquête de leur liberté. Certaines ONG dirigées par des hommes luttent contre les atteintes aux droits des femmes en RDC et à travers le monde.

L’égalité entre les deux sexes est encore loin, la journée de la femme est un évènement symbolique mais avant tout nécessaire. Plusieurs problèmes persistent, avec beaucoup des plaintes en RDC et dans plusieurs pays du monde. Pour illustrer cette idée, la différence de salaire sur toute une vie entre les hommes et les femmes, le refus jusque-là de plusieurs époux d’autoriser à leurs épouses de travailler, les femmes n’accèdent pas nombreuses dans les hautes fonctions de l’Etat, etc. Quelle a été la part des institutions et associations des femmes congolais et d’ailleurs ?

JIF: 50 % contre 50%

Il faut préciser ici qu’à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, de nombreuses manifestations se sont déroulées le 8 mars 2018 non seulement à Kinshasa, mais sur toute l’étendue du pays. Lors de cette journée, les collectivités, les institutions et les associations devaient se mobiliser en organisant des expositions, forums, projections de films, portes ouvertes, animations culturelles, ateliers et visites thématiques permettant d’attirer sur les femmes congolaises : le chemin qui reste à faire, la persistance de certaines problématiques, les démarches positives contribuant à une évolution vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ces manifestations sont l’occasion pour les femmes d’interroger, une nouvelle fois, sur la place donnée aux femmes dans notre société et le regard porté sur elles, ainsi que mettre en lumière les initiatives menées pour faire avancer l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Être féministe en 2018, c’est accompagner l’évolution des mentalités dans la société, mais aussi rappeler aux jeunes générations le combat mené par les précédentes générations pour obtenir de haute lutte des droits pour les femmes, lesquels droits sont fragilisés dans de nombreux pays. La publication sur les réseaux sociaux des images illustrant la beauté de la femme congolaise ne provoquera pas une « prise de conscience collective ». Cette mobilisation devait constituer « un véritable exutoire pour les femmes » et mérite une médiatisation à l’échelle mondiale.

Photo de famille des femmes de la Cenco

Photo de famille des femmes de la Cenco

A Kinshasa, sous le haut patronage de la première dame Marie Olive Lembe, le ministère du Genre, Enfant et Familles, a organisé un marathon de 8 Km, sur la route de N’Sele, parcouru pendant 2 heures. Au point de chute, les participantes ont lié l’utile à l’agréable. Non seulement elles, mais aussi, la majorité des femmes qui ont festoyé ce 8 mars ont été habillées en pagne. En Côte d’Ivoire, le maire de Dimbokro, Bilé Diéméléou, parrain de la cérémonie de la Journée internationale de la femme, a offert 200 pagnes officiels le 8 mars 2018 aux femmes rurales et urbaines de la commune en vue de leur permettre de fêter, a constaté l’AIP. L’agence précise que ce sont les épouses des chefs de villages de la commune, les femmes agents de la mairie, les femmes directeurs et chefs de services et des femmes rurales qui ont bénéficié de ce cadeau.

Les femmes ivoiriennes

Ce pagne en quatre couleurs, coûte 10 000 francs CFA l’unité. Il a été choisi par le ministère de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité en fonction du thème de l’année : « l’inclusion financière pour l’automatisation de la femme et de la jeune fille en milieu rural ». En France, l’égalité femmes-hommes a été consacrée « grande cause du quinquennat » par Emmanuel Macron, et « une cinquantaine de mesures » en faveur de l’égalité femmes-hommes ont été présentées lors d’un comité interministériel, jeudi 8 mars 2018, à Matignon, par Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour Claudine Bultez, présidente de l’association « Femmes solidaires », au Havre, être féministe en 2018 : « C’est continuer le combat pour l’égalité des droits femmes-hommes, dans tous les domaines. C’est aussi veiller à préserver les droits acquis et les étendre à toutes les femmes de la planète et il y a du travail ! C’est aussi expliquer aux jeunes cette histoire et les inciter à poursuivre à leur façon, ensemble, sans violence et avec détermination ». Manque d’initiatives ? Pour cette journée du 8 mars, les femmes congolaises ont manqué l’idée de réunir l’ensemble des banderoles autour de deux couloirs d’athlétisme qu’elles devaient tracés sur le parvis central de la ville. Un couloir dit « couloir Hommes » devait être entièrement libre de tout obstacle. Un couloir dit « couloir Femmes » devait composer de haies symbolisant les obstacles encore existants pour atteindre l’Egalité femmes-hommes. Le ministère de l’EPSP et celui de l’ESU devaient organiser à l’occasion, un débat avec thème : « Respect et égalité entre les filles et les garçons : de l’école à l’université », afin de préparer ces derniers à accéder facilement dans l’avenir, à l’égalité entre les deux sexes. Gel Boumbe  

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