Goma : Des éléments des FARDC et PNC formés pour des équipes d’intervention rapide dans l’éradication d’Ebola

Goma : Des éléments des FARDC et  PNC formés pour des équipes d’intervention rapide dans l’éradication d’Ebola

La coordination générale de la riposte de la maladie à virus Ebola (MVE)  a organisé à Goma, du vendredi 22 au mardi 26 novembre 2019, au centre de fo

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La coordination générale de la riposte de la maladie à virus Ebola (MVE)  a organisé à Goma, du vendredi 22 au mardi 26 novembre 2019, au centre de formation de Pallotin, des séries de formations pratiques avant le déploiement des Equipes d’intervention rapide (EIR). Il s’agit des EIR multidisciplinaires spéciales, notamment des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et celles de la Police Nationale Congolaise (PNC) mais aussi une EIR supplémentaire de la Sous-coordination de Goma / Ministère de la Santé.

formation des FARDC et PNC

Des éléments de FARDC et PNC en formation

Cette formation  a eu pour cibles principales l’Unité Médicale d’Intervention Rapide (UMIR) pour les FARDC ainsi que le Détachement des Services de Santé du Commissariat Provincial de la PNC Nord-Kivu. .

D’après le Coordonnateur Général de la riposte à la MVE, ces EIR sont d’une grande importance dans la lutte pour l’éradication de la maladie. C’est pour  cette raison qu’il a sollicité la formation et le déploiement  d’au moins deux  équipes de EIR composées du personnel de santé de l’armée et de la police: « Notre expérience commune récente montre que les recours aux Equipes d’intervention rapide (EIR) ont sensiblement contribué au contrôle des foyers épidémiques à Goma, Chowe, Mambasa, … De ce point de vue il est important de multiplier ces équipes pour accroitre notre capacité de réaction durant cette épidémie et aussi les prochaines. »  Cette approche sera aussi une alternative  dans des zones où l’accès et la sécurité sont compromis, a confirmé le Coordonnateur Général de la riposte.

Selon Jonathan Lotemo, un des médecins de l’équipe, l’objectif général de ces formations est de renforcer la capacité et les compétences des EIR multidisciplinaires afin de détecter précocement et de réagir rapidement et efficacement à une éventuelle épidémie de MVE afin de contenir et limiter sa propagation au niveau local, provincial ou régional : « Il s’agit essentiellement de mettre en place des EIR multidisciplinaires spécialisées (FARDC et PNC, MSP) prêtes à être déployées 24h/24, 7j/7 endéans les 24-48 heures au niveau des zones en épidémie ou à haut risque difficile d’accès » a-t-il précisé.

formation des FARDC et PNC sur l’éradication de l'Ebola

Dr Lotemo en intervention

« Cette série de formations dispensée aux participants leur permettra d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour agir au moment opportun : préserver la santé et la sécurité des équipes dans le contexte d’une flambée de MVE ; Agir en tant qu’équipe pluridisciplinaire fonctionnelle quand les autorités sanitaires publiques compétentes feront appel à eux ; conduire de manière intégrée des interventions ou actions de santé publique autour du cas suspect/confirmé/ probable de la MVE ; maitriser l’approche ‘’ Intervention’’ autour du cas Ebola… » Explique le Dr Lotemo.

Pour rappel c’est depuis le 1er août 2018, la RDC fait face à sa 10e épidémie de maladie à virus Ebola. Cette épidémie, qui selon l’OMS, représente la plus longue et la plus complexe que le pays n’ait jamais connu ; elle est aussi la deuxième plus importante de l’histoire. Plus d’une année plus tard, le ministère de la Santé publique de la RDC signale déjà plus de 3.200 cas et plus de 2.100 décès. Le nombre de cas de maladie à virus Ebola (MVE) notifiés a constamment baissé ces dernières semaines soit 6 nouveaux cas confirmés signalés au cours de la semaine allant du 6 au 12 novembre 2019 qui touche actuellement les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri. Au pic de la transmission, en avril 2019, on comptait 126 cas par semaine.

« Bien qu’encourageante, la baisse de l’incidence doit être interprétée avec prudence car la situation reste très incertaine sur les plans de l’accès et de la sécurité précise l’équipe » (MVE)

Prisca Materanya

 

 

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