Gabon : la Cour constitutionnelle dissout l’Assemblée et remplace la Cenap par le CGE

Gabon : la Cour constitutionnelle dissout l’Assemblée et remplace la Cenap par le CGE

Alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, la Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l'Assemblée nationale lu

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Alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, la Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l’Assemblée nationale lundi 30 avril, en demandant la démission du gouvernement, a annoncé la présidente de cette institution, Madeleine Mborantsuo. Elle précise par ailleurs que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’État doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République.

le palais Omar Bongo, siège du Sénat à Libreville

Selon la déclaration de cette brave dame dont l’AFP a obtenu une copie qu’elle a publié, le gouvernement a failli aux missions lui confiées d’organisation des élections législatives. « Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018 », a ajouté Mme Mborantsuo.

La Cour estime que le gouvernement a lamentablement écoué dans l’organisation des élections législatives au plu tard le 30 avril, après deux reports de ce scrutin depuis décembre 2016. Les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 dont les résultats d’une réélection du président sortant, Ali Bongo Ondimba, est jusqu’aujourd’hui contestée par l’opinion, a poussé cette haute juridiction gabonaise de prendre une décision responsable contre le Parlement considéré comme « illégitime » depuis dimanche 29 mars dernier.

La Cour constitutionnelle a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation,  par elle, des résultats des législatives dont elle annoncera la date de ces élections après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (CGE).

La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), qui avait validé les résultats de l’élection présidentielle d’août 2016, est remplacée  par le Centre gabonais des élections, rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition. Cette nouvelle institution qui vient de se mettre en place, doit prêter serment mercredi 2 mai 2018 devant la Cour constitutionnelle.
Gel Boumbe

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