En campagne nationale, le CLC dit non à la machine à voter et au fichier électoral corrompu à l’église St Sacrement à Kinshasa

En campagne nationale, le CLC dit non à la machine à voter et au fichier électoral corrompu à l’église St Sacrement à Kinshasa

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Le Comité laïc de coordination (CLC) a organisé une conférence-débat ce dimanche 14 octobre à l’église Saint Sacrement à Binza-Delvaux  au cours de laquelle, ce mouvement citoyen issu de laïcs catholiques a dit non à la machine à voter et au fichier électoral corrompu de millions d’électeurs sans empreintes digitales.

Le Docteur Sonji Jean-Baptiste qui a animé cette conférence a mis, à la connaissance du public venu nombreux, trois documents avec des éléments qui ont poussé le CLC d’aller en campagne nationale contre l’utilisation de la machine à voter aux scrutins du 23 décembre 2018. Il s’agit des documents suivants : « Pourquoi une campagne contre la machine à voter », « problématique de la machine à voter » et « Fichier électoral corrompu des électeurs sans empreintes digitales.»

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Après un échange houleux, suite au jeu des questions-réponses, entre l’orateur et l’assistance, Dr Sonji Jean-Baptiste a précisé que le CLC s’appuie sur l’Accord de la Saint sylvestre et au calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante (céni), afin d’aller aux élections crédibles, libres et transparentes.

« Grâce aux différentes manifestations organisées contre le pouvoir que nous tendons vers les élections et, sans cela, le processus électoral allait demeurer un éternel rêve. Le CLC est là pour conscientiser la population et, si on arrive le 23 décembre sans que les élections soient organisées, on va faire le constat et le pouvoir en place sera considéré comme incompétent. A la fin, le peuple va le dégager », a dit le Dr Sonji.

Le représentant du CLC a dit à l’assistance de ne pas avoir peur de la mort car le processus électoral a déjà fait de victimes et aujourd’hui, à Beni et dans la partie Est du pays on tue chaque jour.

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Il a rendu public les 10 raisons de cette campagne nationale contre la machine à voter et le fichier électoral initiée par le Comité laïc de coordination. Parmi ces raisons, la loi électorale exclut le recours au mode de vote électronique (art. 237 ter al. 1 LE) pour les élections du 23 décembre 2018 ; le calendrier électoral publié par la CENI en date du 05 novembre 2017 n’a pas prévu l’utilisation de la machine à voter. Par contre, il a prévu l’impression des bulletins papiers du 07 octobre au 15 novembre 2018.

Pour le CLC, la machine à voter pose un véritable problème de fiabilité, étant donné que personne ne connait ce que renferment réellement ses logiciels qui n’ont pas été audités. Le choix de l’électeur n’est pas à l’abri des modifications volontairement programmées ; de l’avis de nombreux experts, le temps passé devant la machine à voter par électeur ne permettra pas aux 600 électeurs prévus par bureau de vote d’exprimer leur choix en une journée. Il est établi qu’en fonctionnement normal, qu’un bureau ne peut faire voter que 220 électeurs.

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Toujours parmi les raisons, la liste des 600 électeurs assignée dans chaque bureau de vote n’étant pas intégrée dans la base des données de la machine et aucune limitation de vote n’étant pas prévue, il y a risque de bourrage des urnes par les agents électoraux qui pourront voter à l’infini avec les bulletins disponibles ; la déficience technique de l’imprimante thermique peut être utilisée de bonne ou de mauvaise foi pour ne pas imprimer la trace des résultats, ce qui pourrait priver les témoins des candidats des copies des résultats de dépouillements.

Selon le CLC, les experts les plus avisés doutent de la capacité de la CENI à former pour l’utilisation de la machine ou sa maintenance, en moins de 80 jours, 232 formateurs des formateurs, 21.000 techniciens informaticiens et 453.408 agents des bureaux de vote.

Gel Boumbe

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