Elections en RDC : Les évêques de la CENCO ont évalué le processus électoral

Elections en RDC : Les évêques de la CENCO ont évalué le processus électoral

A moins d’un mois des élections générales du 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo (RDC), les évêques membres de la Conférence Épis

Message de solidarité de Conférence Episcopale Nationale du Congo à la population de Béni ville, du territoire de Béni, de Butembo et de Yumbi
Le Président de la CENCO, SE Mgr Marcel Utembi, s’est entretenu avec la délégation de la SADEC
MOT DE SON EXCELLENCE MGR MARCEL UTEMBI À L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DU SCEAM,  LE 26/07/2019
Photo de famille lors de l'Assemblée plénière extraordinaire de novembre 2018

Photo de famille lors de l’Assemblée plénière extraordinaire de novembre 2018

A moins d’un mois des élections générales du 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo (RDC), les évêques membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) étaient réunis en Assemblée Plénière extraordinaire du 20 au 22 novembre 2018 au Centre d’accueil de la Caritas Congo de Kinshasa.

A l’issue de ces assises, les évêques membres de la CENCO ont adressé un message aux fidèles catholiques et aux personnes de bonne volonté. « Des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique » est l’intitulé de ce message.

Dans leur message, les évêques catholiques rappellent leur apport en vue d’aboutir à des élections libres et transparentes depuis l’Accord de la Saint-Sylvestre en 2016 avant de faire le constat amer de la situation sociopolitique qui ne cesse de s’assombrir au lendemain du démarrage de la campagne électorale. Ils notent entre autres, le manque du consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter et sur la fiabilité du fichier électoral, la non application des mesures de décrispation politique recommandées par l’Accord de la Saint-Sylvestre dont ils déplorent la détention jusqu’à présent des certains opposants politiques et ceux contraints de vivre en exil.

En outre, les prélats catholiques ont exprimé leur mécontentement face au recul que connait ce dernier temps la liberté de manifestation. « La récente répression violente et meurtrière de la manifestation des étudiants de l’Université de Kinshasa qui a causé trois morts en est une illustration », ont-ils déclaré. A ce tableau sombre, les évêques ajoutent aussi la problématique des agents des services publics dans l’équipe de campagne d’un candidat malgré l’interdiction de la loi, l’interminable massacre à l’Est de la RDC, l’épidémie d’Ebola, l’expulsion violente et au mépris du droit international des congolais en Angola et enfin le détournement des fonds publics qui a atteint des proportions inquiétantes à tous les niveaux.

Cependant, l’épiscopat congolais souligne comme lors de leur message de juin 2017 que : « Le Pays va mal. Débout congolais ».  A cet effet, ils rappellent à la population le lourd tribut qu’elle a payé au cours de ce processus électoral. « L’heure est venue de faire un vote responsable, c’est-à-dire choisir des hommes et des femmes soucieux de défendre notre pays ; de promouvoir le bien commun, de garantir les libertés fondamentales ; de défendre les droits humains ». Et d’ajouter qu’ : « Il nous faut des dirigeants qui respectent la loi fondamentale et la parole donnée ; des personnes honnêtes et de bonne moralité qui ne s’approprient pas les ressources du pays. Voilà le profil d’un candidat sérieux. Attention aux corrompus et aux corrupteurs », tel est le profil d’un candidat que recommandent les évêques à la population congolaise lors du vote prochain.

Néanmoins, la CENCO ne soutient aucun candidat, elle n’en a pas un à proposer à la population, avertit-elle.

Au demeurant, les évêques de la CENCO recommandent à la Céni de rassurer le Peuple congolais que la « machine à voter ne sera exclusivement utilisée que pour l’identification des candidats et l’impression des bulletins de vote ». « Qu’elle procède uniquement au comptage manuel des voix et qu’elle affiche le procès-verbal ».

Enfin, ils ont appelé la communauté internationale de ne prendre en considération que les résultats qui seront conformes à la vérité des urnes. « Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter une parodie d’élections dont les résultats ne seraient acceptés et qui, de surcroît, plongeraient notre pays dans la violence », ont-ils conclu.

Junior Kitambala

 

 

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