Échange de vœux à IFOD : Une messe d’action de grâce à l’occasion

Échange de vœux à IFOD : Une messe d’action de grâce à l’occasion

A l’occasion la cérémonie de l’échange de vœux,  les agents de l’Institution Financière pour les Œuvres de Développement, IFOD,  se sont réunis autour

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A l’occasion la cérémonie de l’échange de vœux,  les agents de l’Institution Financière pour les Œuvres de Développement, IFOD,  se sont réunis autour d’une célébration eucharistique à la paroisse Notre Dame de Fatima non loin de leur siège, l’immeuble Marie reine de Paix situé au croisement des avenues des huileries et Tombalbaye dans la commune de la Gombe. Cette messe d’action de grâce a été célébrée par Monseigneur Cyprien Mbuka, évêque de Boma et membre du conseil d’administration de l’IFOD.

Vu de l'immeuble Reine de paix

                           Vu de l’immeuble Reine de paix

L’homélie dont nous vous proposons l’intégralité est axée sur les lectures du 27 janvier 2018 à savoir : 2 Samuel 12, 1-7a. 10-17 ; Marc 4, 35-41.

 

Chers frères et sœurs,

 Au nom de Son Éminence Mr le Cardinal, de Leurs Excellences, archevêques et évêques de la CENCO, et en particulier au nom de S. Exc. Mgr Nicolas Ndjomo, Président du CA de l’IFOD empêché, je vous présente tous, mes meilleurs vœux de 2018 !

  1. La tradition d’échange des vœux est quasi universelle ; elle est présente aussi bien dans les institutions d’Église que dans le monde civile. Ce qui nous caractérise, c’est que notre cérémonie intègre l’eucharistique, moment capital. Quoi de plus normal qu’au terme d’une année et à l’aube d’une autre année nous nous retrouvions autour de la table du Seigneur et que nous fassions l’évaluation de l’année écoulée, les yeux fixés sur le Seigneur et tournés vers l’avenir. Pour nous, la fin de l’année et l’ouverture de la nouvelle année sont marquées par la venue du Seigneur parmi nous. C’est dans cette atmosphère de la proximité du Fils de Dieu dans notre monde que nous nous posons ces questions : qu’avons-nous fait dans la mission qui nous a été confiée, com­ment avons-nous cheminé et que comptons-nous faire au cours de l’année qui vient de commencer ?
  2. Dans les deux lectures que nous venons d’entendre Dieu se révèle comme quelqu’un d’imprévisible, d’inattendu, d’impossible, plein de surprises. Les évidences humaines sont fauchées par les certitudes de Dieu. Oui, comme le dit justement le prophète Isaïe : « les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, ses chemins ne sont pas nos chemins. » (Is 55, 8) Le péché de David est immense. Lorsque le prophète Nathan raconte à David l’histoire d’un homme qui a pris la brebis d’un pauvre alors que lui-même était richissime, la réaction de David est la grande colère en ces termes : « Aussi vrai que Yahvé est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort. Il remboursera quatre fois la brebis pour avoir commis une telle action et n’avoir pas eu de pitié. » En fait, cet homme qui mérite la mort c’est lui-même David. Mais nous savons que finalement Dieu s’organisera autrement ; David ne sera pas mis à mort ni perdre sa puissance ; mais il perdra un fils. Voilà la bonne paternelle de Dieu ; s’il pardonne, il châtie aussi.

Bien-aimés dans le Seigneur,

  1. Il est clair que Dieu ne voit pas les choses à la façon des hommes. Sans peut-être nous en rendre compte, nous vivons souvent de rumeurs, d’impressions, des apparences, situation actuellement favorisée et amplifié par les réseaux sociaux qui font circuler à une vitesse vertigineuse des informations souvent manipulées. Le sensationnel est devenu notre pain quotidien, l’apparence extérieure notre préférence. Ne nous arrive-t-il pas parfois de condamner, de casser voire de déclasser un collègue ou une collègue sur base des rumeurs, des apparences et des « ouï-dire » ? C’est que notre regard est parfois superficiel, sentimental, émotionnel. Lorsque dans un milieu donné règne l’attitude inquisitrice et que l’on y respire doute et méfiance les uns envers les autres se profile à l’horizon un déficit de sens du bien commun. C’est l’empire du « sauve qui peut » et du chacun pour soi. Dieu lui écoute, discerne, prend son temps, il décide en connaissance de cause et sa décision est juste et équitable.

Chers frères et sœurs,

  1. Le Dieu de Jésus-Christ, parce qu’il juge avec justice, son regard est pénétrant et aimant ; il sonde les reins et les cœurs (cf. Jr 20, 12). Le regard d’amour, qui pardonna à David son grave péché, n’empêcha pas Yahvé de faire mourir l’enfant de David. Entre nous, ayons un regard d’amour capable d’encourager, de conseiller, d’accompagner, d’avertir mais aussi d’interpeller voire de châtier pour le bien du concerné et le bien commun.

Chers frères et sœurs,

  1. C’est dans la vie quotidienne que nous sommes invités à être parfaits comme notre Père est parfait. C’est aussi dans la gestion de l’IFOD que nous avons à nous montrer fils et filles d’un Père qui nous aime d’un amour paternel. Je voudrais saisir cette occasion pour vous féliciter du travail abattu une année après le début de cette Œuvre. Quand on sait quand et comment cela a commencé o admirer les avancées constatées aujourd’hui. Bon courage. Allez de l’avant. Vous et nous membres du Conseil d’Administration constituons en quelque sorte le noyau permanent de l’IFOD. C’est une grande et grave mission et nous devons continuellement rendre compte à Dieu, aux actionnaires et à population supposée bénéficiaire des facilités attendues de cette œuvre. L’échange des vœux est une des occasions de prendre davantage conscience de cette lourde mission. Comme vous le savez, IFOD, veut dire une Institution Financière pour les Œuvres de Développement. C’est une mission d’Église, en Église et pour le monde. Il s’agit, certes de développement, mais le développement matériel trouve son impulsion première dans le développement spirituel. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans l’enfer. » (Mt 10, 28) Oui, si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs ont perdu leur peine. Si le Seigneur ne garde la cité, le gardien a perdu ses veilles (cf. Ps 127, 1). Pour travailler dans le monde de finances et dans l’environnement socio-économique qui est le nôtre il nous faut avoir une foi solide : les tentations de corruption, de tricherie, de jalousie, de moindre effort, de sous-marinage, de matérialisme ne sont pas illusoires. L’évangile que nous venons d’entendre nous montre combien notre foi est fragile. Alors que toute la journée Jésus venait d’instruire ses disciples et sans doute même faire des miracles. Nous constatons néanmoins que la foi des disciples, bénéficiaires de tout cet enseignement et témoins de tous ces miracles, reste superficielle. Devant la tempête, ils paniquent alors que le Maître est au milieu d’eux. Et Jésus est obligé de les interpeller : « Pourquoi vous mettre dans un tel état ? Vous n’avez donc pas la foi ? » Il nous est arrivé et il nous arrivera encore de voir notre IFOD secouer par un vent violent, par une violente tempête, n’ayons pas peur, ayons la foi en Dieu et confions-nous à Lui. IFOD est notre famille et l’espace de notre vie. Chacun et chacune de vous doit y trouver son épanouissement ; chacun et chacune de vous doit fleurir là il a été semé ; et pour vous, c’est au sein de l’IFOD que vous devez fleurir.

Chers frères et sœurs,

  1. La Parole de Dieu nous invite à sortir de notre sommeil, à nous revêtir pour le combat de la lumière (Cf. Rm 13, 11-12). Nous voulons de la lumière dans nos cœurs, dans nos Églises, dans notre pays. C’est-à-dire nous voulons des hommes et des femmes capables de solidarité et de sens du bien commun. Ensemble, tournons-nous vers un avenir épris de solidarité et de sens du bien commun. Que le crédit de notre Église et le professionnalisme du personnel fassent de notre œuvre, IFOD, une Institution différente, de référence et de préférence. Il s’agira, dès lors, non pas tant de drainer des capitaux ou étaler la puissance technologique mais de bâtir des relations de qualité et une disponibilité généreuse pour les autres, surtout les plus démunis. IFOD est appelée à favoriser la proximité et à supprime les distances tant que géographiques que sociales.

 

  1. Que nos retrouvailles amicales et familiales ainsi que nos échanges des vœux et des cadeaux en ce temps de fin d’année et de début d’une nouvelle année soient enracinés dans les valeurs de solidarité et de sens du bien commun.

Mbuka Cyprien, cicm

Évêque de Boma

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