Devenue impraticable, l’avenue Bongolo traduit la médiocrité décriée

Devenue impraticable, l’avenue Bongolo traduit la médiocrité décriée

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Située dans la commune de Kalamu, l’avenue Bongolo sépare les quartiers Yolo nord et Kauka. Elle part de l’avenue Université, traverse la chaussée de Kimwenza et débouche sur l’avenue Kasa-vubu qui sépare les communes de Kalamu et de Kasa-vubu. Mais dans quel état se trouve aujourd’hui cette avenue, autrefois très fréquentée par toutes sortes de véhicules ?

L’avenue Bongolo est abimée, ces caniveaux bouchés par les eaux et les ordures font que la chaussée devienne impraticable, voire dangereuse. Suite aux intempéries, Bongolo est aujourd’hui une route qui provoque le désarroi, à cause de sa dégradation piteuse. Le niveau de sa détérioration dépasse tout entendement : coulée de boue, nappe d’eau sur la chaussée, glissements de pierres, etc. Des eaux stagnantes ont créé une verdure artificielle.

Rivière Kalamu au niveau de l’avenue Bongolo

Après avoir perdu toute la couche de bitume, de gravillons, de caillasses et de terre jaune qui la couvraient, la chaussée a cédé place à un étang infecté des grenouilles qui se proposent de livrer, chaque nuit, des concerts a capella, au grand dam des voisins qui peinent à s’endormir.

Sur le pont qui y est jeté, c’est du grabuge ! Une épaisse couche de boue a occupé une partie de la chaussée du côté de l’Université Kimbanguiste tandis que du côté Yolo, la circulation est à moitié libre. C’est là où les bouteilles en plastique et autres immondices ont érigé une barrière provoquant le débordement de l’eau de la rivière Kalamu qui sort de son lit. Et à plus de 20 mètres en amont du pont, on ne voit pas l’eau, elle est enfouie sous cette immense couche de déchets emportés par les eaux de pluie et jetés par la population riveraine. Mais en aval, aucune bouteille plastique ne flotte car, elle n’arrive pas à glisser sous le pont, mais la rivière coule normalement dans son lit.

En amont du pont Bongolo, les bouteilles en plastique dominent l’eau

Aux pieds du pont vers Kasa-vubu, l’eau a rongé tout espace pour se frayer un passage. Ce grand trou transversal empêche la circulation des véhicules et donne du fil à retordre aux piétons qui ne peuvent pas traverser sans l’intervention de passeurs d’eau, après chaque pluie.
A quelques mètres de là, sur la rivière Kalamu du côté Matonge, la décharge publique, créée et laissée par l’Union Européenne, présente un décor environnemental insalubre. Une montagne d’immondices d’environ 5 m de hauteur et de 20 m de circonférence, dégage une odeur nauséabonde qui donne l’envie de vomir. Cette pestilentielle odeur accueille les passants sous l’œil coupable des habitants du coin, habitués à humer cet air empoisonné, impur et médiocre pour la santé. C’est à se demander si leur odorat est émoussé au regard de l’incommodité olfactive ambiante. Ces immondices jetées par la population du quartier sont parmi les pratiques médiocres, mais elles trainent à être dégagées.

Les motards qui exploitent le tronçon ont commencé par la déviation au bord de la route que longent les arbres, terrasses et autres commerces. Le croisement des motos lors de la déviation de la route jadis asphaltée devenue boueuse, cahoteuse, coupée, défoncée et sinueuse a poussé les habitants de l’avenue Bongolo à barrer certains endroits proches de leurs habitations pour qu’ils ne soient pas complétement abimés.

En amont du pont Bongolo sur Kalamu

Selon un député national, ceci est le corollaire d’une déclaration de la population de cette partie de la capitale, lors d’une marche pacifique, ainsi libellée : « Nous n’allons pas manger les routes, nous voulons que le Chef de l’Etat et le gouvernement de la République s’occupent, en premier lieu, du social des congolais ». C’est pour cette raison que le Chef ne veut plus rien faire.
D’après un autre habitant de Bongolo, cet argument est irresponsable pour un Chef de l’Etat qui n’écoute pas sa population et qui n’analyse pas ses revendications, afin de leur apporter la solution. « Le Cardinal a raison de les traiter des médiocres », a-t-il renchéri.

Gel Boumbe

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