Deux révisions du prix de carburant en un mois à Kinshasa

Depuis le samedi 21 avril 2018, à Kinshasa les consommateurs du carburant ont été soumis à un nouveau tarif  d’essence plus cher. Le prix du litre de

Mécontentement blasé face à la quatrième augmentation du prix du carburant
Prix du carburant
La population invite les ministres à ne plus prendre des décisions qui restent des lettres mortes

Depuis le samedi 21 avril 2018, à Kinshasa les consommateurs du carburant ont été soumis à un nouveau tarif  d’essence plus cher. Le prix du litre de l’essence passe de 1 890 à 1 980 franc congolais (FC) soit 2000 FC dans certaines stations d’essence et celui du gasoil de 1 880 à 1 970 FC. Il s’agit déjà de la troisième révision du prix du carburant à la pompe depuis le début de l’année et la deuxième en ce mois d’avril.

Station d'Essence

Station d’Essence

Une situation qui devient de plus en plus inquiétante pour les consommateurs des carburants qui se posent cette question : «  où allons-nous ?»

« Les hausses de prix sans aucune explication valable de la part de nos autorités nous rendent la vie impossible.  Pire encore pour nous conducteurs des transports en commun, nous sommes obligés de maintenir le même prix de transport et de subir les dérangements des policiers pour le fameux contrôle technique, » accuse un chauffeur de taxi bus.

Pour sa part, le ministre de l’Economie nationale Joseph Kapika innocente cette augmentation par le flottement du prix du baril au niveau international. Il l’assure par contre que cette hausse n’aura aucun impact sur l’inflation du prix de consommation courante malgré l’importance des produits à importer en RDC.

Rappelons qu’au début de ce mois d’avril, une semaine après la déclaration publique du ministre Kapika, sur la hausse du prix du carburant sur toute l’étendue du territoire de la RDC d’une variation de 80 Franc Congolais (FC), l’équipe de la rédaction de DIA avait fait un constat contradictoire sur le terrain. Le prix du carburant avait augmenté de 200 FC par litre au lieu de 80 FC ce qui a poussé les conducteurs de transport en commun de menacer d’augmenter le prix du transport.

La population kinoise subit déjà la colère des chauffeurs de transport en commun qui font de demi-course ou exige le double du prix pour arriver aux terminus.

Prisca Materanya

 

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