Des finalistes du Complexe scolaire Kasaka en désarroi face aux surveillants

Des finalistes du Complexe scolaire Kasaka en  désarroi face aux surveillants

A la sortie du déroulement des examens d'Etat au premier jour, le 18 juin 2018, des élèves finalistes du Complexe scolaire Kasaka, situé dans la commu

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A la sortie du déroulement des examens d’Etat au premier jour, le 18 juin 2018, des élèves finalistes du Complexe scolaire Kasaka, situé dans la commune de Kinshasa,  ont exprimé leur désarroi face au comportement des surveillants affectés dans leurs salles. Ils sont confrontés à des demandes d’argent de la part des surveillants.

Toutefois, les jeunes  gens ont cependant accepté qu’à part cette difficulté le reste des examens se déroule dans de bonnes conditions.  Ils passent leurs épreuves au Complexe scolaire Muhazamat, dans la commune de Lingwala.

Les jeunes finalistes du Complexe scolaire Kasaka se sont confiés spontanément à DIA. Dans le lot des élèves, un jeune garçon a révélé que la plupart d’entre eux ont refusé de donner une réponse positive aux demandes d’argent de surveillants de leurs salles. « En  réaction, estime-t-il, les surveillants sont devenus d’une vigilance accrue jusqu’à refuser tout mouvement. Chaque geste  est devenu suspect ». Ils ont été mis mal à l’aise.

Cette prise  de position a libéré la parole d’une jeune fille finaliste. Elle s’est déclarée victime  d’une injuste flagrance. La jeune finaliste a dit: « Je n’ai pas tenté de tricher. J’ai voulu ramasser mon stylo tombé à terre. Le surveillant m’a chassée de la salle de l’examen. Madame la chef d’antenne n’a pas voulu m’entendre. Je ne suis rentrée dans la salle que 15 minutes avant la fin de l’épreuve. Je me suis dépêchée de terminer mon  examen dans le temps restant. »

Un troisième intervenant, parmi les élèves finalistes, a évoqué plutôt les questions posées aux candidats aux examens d’Etat. Selon cet élève, soutenu en cela par ses condisciples, les questions étaient abordables. Ils ont répondu sans grande difficulté aux questions de culture générale.

Interviewé à ce propos, M Onesime, un quadragénaire, a réagi contre ce comportement.  Il a affirmé que tout parent condamne la corruption. Il a condamné les surveillants car, d’après lui :  » Les surveillants sont censés avoir été payés. Ils sont venus surveiller les élèves finalistes. Les élèves ne sont pas là pour payer les surveillants ». Il a conclu que la corruption n’est pas bonne.  » Si la jeunesse n’est pas formée comment peut-on envisager un avenir meilleur pour ce pays ? » s’interroge ce parent visiblement énervé.

Julienne Lambalamba Aishe, (stagiaire Ifad)

 

 

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