Coopération de la Monusco avec la Justice et la Police Nationale

Dans la récente conference de presse de la Monusco, le 24 janvier 2018, M. Adul Aziz Thioy, Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Dr

En l’absence de son père, Thérèse Kapangla conduite à sa dernière demeure
Des messes à Kinshasa en mémoire d’Etienne Tshisekedi, décédé il y a un an
Après des brutalités policières, deux ministres promettent des enquêtes contre les services officiels

Dans la récente conference de presse de la Monusco, le 24 janvier 2018, M. Adul Aziz Thioy, Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a révélé la cooperation qui continue d’exister entre son service et la Justice congolaise. Le BCNUDH offre son appui aux magistrats de la RDC et travaille étroitement avec les services de la Police nationale.

Appui onusien aux juridictions militaires

Justice militaire congolaise

Justice militaire congolaise

M. Adul Aziz Thioy, Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a déclaré lque son Bureau continue l’appui aux juridictions militaires dans le cadre de la lutte contre l’impunité, notamment à travers le soutien à 13 missions d’enquêtes conjointes et 21 audiences foraines par la justice militaire et civile à travers le pays. L’officiel onusien a fait cette declaration le 24 janvier 2018 à la conference de presse onusienne.

L’officiel onusien a également pris part à au moins 344 activités de renforcement de capacités (formations, appui technique ou sensibilisations) en matière de droits de l’homme, en faveur de près de 24 500 personnes dont 25 % de femmes dans l’ensemble de la RDC. Toutefois, il a annoncé qu’au moins 150 militaires des FARDC et 51 agents de la PNC ont été condamnés pour des actes constituant des violations des droits de l’homme dans l’ensemble des provinces de la RDC, ce qui traduit un effort des autorités judiciaires en matière de lutte contre l’impunité.

 

Des details partagés avec la Justice et les grandes lignes livrées au public

Toutefois nous ne communiquons pas les détails en public lors d’une conférence de presse et à la presse. C’est une ligne de conduite que nous tenons du Bureau du Haut-Commissariat des droits de l’homme qui nous interdit de donner des données confidentielles qui relèvent des victimes. Nous les partageons avec la justice. C’est ce que nous faisons depuis notre présence ici en RDC. Nous partageons les informations qui permettent à la justice de mener ses enquêtes et de pouvoir réellement poursuivre les auteurs. Le travail se fera avec l’Auditorat militaire comme cela a toujours été le cas afin que les mesures appropriées soient apportées.

Donc, juste pour rappeler, nous avons parlé de 6 morts dont deux femmes, toutes à Kinshasa. nous faisons notre travail qui est de faire le monitoring, le reporting, l’investigation mais également le plaidoyer.

Des discussions positives avec les autorités policières

Police nationale en parade

Police nationale en parade

“Nous, du BCNUDH, engageons des discussions avec les autorités policières, sont assez réceptives du plaidoyer, reconnaît le Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme M. Abdoul Aziz Thioye. Beaucoup de personnes qui ont été arrêtées lors des marches ont été libérées. Il y a des allégations d’extorsions, il y a des allégations de mauvais traitements. Mais cela relève d’un tout autre niveau de vérifications et d’enquêtes que nous allons mener. Les résultats seront communiqués aux autorités compétentes afin que les réponses appropriées soient données » a déclaré M. Abdul Aziz Thioy.

Rombaut Kamwanga

 

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0
%d blogueurs aiment cette page :