Chez Luzolo Bambi, le PCA de la SOCODA, Kiamwangana Mateta sort victorieux devant Maïka Munan

Chez Luzolo Bambi, le PCA de la SOCODA, Kiamwangana Mateta sort victorieux devant Maïka Munan

Le président du Conseil d’administration de la Société Congolaise des Droits d’auteur et droits voisins (SOCODA), Kiamwangana Mateta Verckys, est depu

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Le président du Conseil d’administration de la Société Congolaise des Droits d’auteur et droits voisins (SOCODA), Kiamwangana Mateta Verckys, est depuis un certain temps, victime d’attaques dans les médias de la part de l’un de ses administrateurs, Maïka Munan. Les accusations portent sur le détournement des fonds et la falsification des statuts de la Socoda. Jusque-là, le dossier de ces accusations est vide. Du Procureur général de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe au Conseiller du Chef de l’État en matière de lutte contre la corruption et le blanchissement d’argent, Luzolo Bambi Lessa, le plaignant a du mal à apporter les preuves matérielles devant les deux institutions.

Kiamwangana Mateta Verckys, PCA de la SOCODA

Après avoir divagué par manque des preuves à exhiber aux juges pour ses attaques contre le Pca, l’administrateur Maïka Munan, s’est fait cloué le bec devant les instances judiciaires où il a porté l’affaire.

Nous avons rencontré le PCA de la SOCODA, quelques minutes avant qu’il soit présenté pour la seconde fois devant Luzolo Bambi et, nous l’avons contacté après la rencontre. Volontiers, il nous a accordé une interview exclusive que nous vous proposons :

Que se passe-t-il entre Kiamwangana Mateta Verckys et Maïka Munan, deux administrateurs de la SOCODA ? Y-a-t-il un contentieux entre les deux artistes-musiciens ?

Un contentieux ? Aucun ! Jusque-là, je ne comprends pas son acharnement sur ma personne, alors innocente. Il a juste l’intention malsaine de me nuire, mais la vérité s’approche et elle est déjà là.

Le PCA de la SOCODA est accusé de détournement des fonds et la falsification des statuts de la société, qu’en dites-vous ?

Il m’a traduit en justice comme l’accusé principal et devant le juge au tribunal de grande instance, il était incapable d’exhiber une petite preuve matérielle. L’affaire a été renvoyée pour lui permettre de réunir des preuves et les apporter devant le juge, mais en vain. Les différentes confrontations devant les juges que les deux parties ont eu, moi Verckys et la partie Maïka Munan et consorts, j’ai prouvé mon innocence au sujet des accusations portées contre ma personne.

Verckys répondant aux questions

Il y a deux chefs d’accusation contre vous…

J’y arrive ! S’agissant le cas de détournement des fonds, j’ai au contraire démontré, preuve à l’appui, qu’à mon arrivée à la tête de la Socoda, j’ai trouvé des arriérés des honoraires des avocats, des loyers et des salaires de personnel accumulés par mes prédécesseurs que j’ai pris en charge. L’octroi de la garantie locative de l’actuel siège de la Socoda, l’achat de bus pour le transport du personnel et tout ce que je viens de citer, j’ai consenti de mon effort avec l’accord du Conseil d’administration de la société, des moyens financiers substantiels pour faire fonctionner notre coopérative qui, jusque-là, ne réalise pas de grosses recettes comme on attend. J’ai exhibé au parquet, les documents de prises en charge à ma possession.

Quant aux statuts de la société prétendument falsifiés par le président du Conseil d’administration que je suis, il a été prouvé que mes adversaires ne maitrisent rien en la matière. Après le constat du Conseil d’administration de voir en circulation deux statuts d’une même société, il a initié une démarche au niveau de la justice qui a préféré légaliser les statuts amendés. Ce dossier est clos, car le procès-verbal de la réunion du Conseil d’administration de la Socoda précitée et le certificat de non appel délivré par la justice existent.

Le saxophoniste aux poumons d’acier

 

S’il faut revenir encore sur le détournement des fonds, le PCA n’a-t-il pas encore répondu comme il a fait avec le dossier de falsification des statuts ?

Pendant toutes les confrontations devant le juge, je le répète encore, et particulièrement la dernière du 03 juin 2018, le Procureur a, une fois de plus, demandé les éléments matériels de l’accusation qui, jusqu’à ce jour, n’ont jamais été versés au dossier. Pourtant, les plaignants ont promis de les apporter endéans quelques jours. On ne peut pas attendre à l’éternité ces preuves pour qu’elles soient versées à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.

Pour quelle raison êtes-vous ce lundi 18 juin devant le Conseiller du Chef de l’État en matière de lutte contre la corruption et le blanchissement d’argent, Luzolo Bambi Lessa ?

Luzolo Bambi, Conseiller du Chef de l’État en matière de lutte contre la corruption et le blanchissement d’argent

C’est une fuite en avant qui atteste les signes de désillusion. Maïka Munan et ses acolytes ayant compris qu’ils sont dans l’incapacité de prouver ma culpabilité, ils ont fui la Cour d’Appel pour porter plainte auprès du Conseiller du Chef de l’État en matière de lutte contre la corruption et le blanchissement d’argent, Luzolo Bambi Lessa. Nous nous sommes confrontés pour la première fois devant lui le jeudi 14 juin 2018 et, une fois de plus, il n’a apporté aucune preuve de ses accusations contre moi. Espérant qu’aujourd’hui, ils allaient apporter toutes les preuves possibles pour me culpabiliser, ils n’ont rien exhibé. Le Conseiller du Chef de l’État m’a autorité de voyager car il a trouvé que c’est une pure diversion. Maïka s’est battu les flancs pour m’humilier et je m’en moque.

Maïka vous accuse de n’avoir pas payé ses droits comme les autres ?

Devant le conseiller du Chef de l’État, j’ai étalé les documents portant sa signature, qu’il avait touché son argent comme tous les autres sociétaires : 1000 $, 750 $ … selon la période.

Maïka Munan s’explique-t-il sans preuves?

Et sa réaction ?

Ebahi, il  ne parvenait pas à dire un mot. Quelque temps après, il a lâché « j’ai oublié !» Et pour votre information, il a dit devant Luzolo Bambi que moi Verckys, je n’ai composé qu’une seule chanson durant ma carrière musicale dont le titre est « Mfumbwa ». Cet homme doit avoir un problème psychique lorsqu’il oublie tout ce qu’il pose comme acte devant des grandes personnes telles que le Procureur général, le Conseiller du Chef de l’État.

On parle même de la corruption du procureur et des juges, qu’en est-il ?

Selon le plaignant, s’il est allé à l’office de Luzolo Bambi, parce qu’à la Cour d’appel, j’ai corrompu le procureur et les juges. Il doit prouver ça devant le tribunal. Il m’a attaqué, je suis sorti indemne de ses attaques. Qu’il se prépare car, c’est mon tour de l’attaquer judiciairement.

Sur Télé 50, il a fait passer l’information en bande défilante selon laquelle, je suis pédophile, je prends de force de petites filles de moins de 14 ans. C’est une accusation grave pour souiller mon nom. Comme je me sens tout barbouiller, c’est devant la justice qu’il va enlever en moi, cette mauvaise peinture.
Nous avons appris que le PCA de la Socoda vient d’ouvrir une bonne porte pour lui aider à doter la coopérative des artistes de son propre siège propre. Rumeur ou réalité ? 

J’ai trouvé la Socoda par terre, en tant qu’artiste, mon souhait est de quitter la tête de la société en laissant de signes indélébiles. Je suis en train de négocier avec certains bailleurs de fonds pour que la société des droits d’auteur de la RDC, locataire depuis sa création sous la 2ème République, soit dotée de son propre siège. Les négociations sont très avancées, les bailleurs acceptent de construire le rez-de-chaussée et le premier niveau de l’immeuble dans la parcelle de la Socoda.

Werrason et Wenge MMM à Goma

Vous faites beaucoup pour la Socoda depuis que vous êtes là, espère-t-il avoir quelque chose au retour ?

Je me bats pour un idéal, celui de faire de la Socoda une société des droits d’auteur à la dimension de grandes sociétés reconnues mondialement. Je veux que  les artistes congolais  bénéficient des fruits de leur travail, qu’ils vivent comme des grands messieurs et non les voir mourir dans la misère, alors que le public du monde entier consomme leurs œuvres. La Socoda doit avoir une adresse fixe, à l’instar des sociétés sœurs comme Sabam, Sacem et autres.

S’il faut revenir à Maïka,il n’est pas seul dans sa démarche, il bénéficie aussi de l’appui d’autres sociétaires ? 

N’avez-vous pas suivi le communiqué des administrateurs de la Socoda sur plusieurs chaînes de télévision ?

Le soutenant ?

Qui peut vraiment le soutenir et, le soutenir pour avoir fait quoi à la Socoda ? Les organes statutaires de la Socoda dont le Conseil d’administration, le comité de surveillance et de contrôle… ont publié un communiqué conjoint soutenant unanimement la tenue des assemblées ordinaire et extraordinaire de la société, prévue du 30 au 31 août 2018, conformément aux dispositions des articles 342 de l’acte Uniforme OHADA et l’article 33 des statuts.

Certains administrateurs de la Socoda

Le même communiqué dénonce le comportement affiché par l’un des administrateurs de la société en la personne de Maïka Munan, qui s’évertue dans les médias à dénigrer gratuitement le président du Conseil d’administration de la Socoda que je suis. Le communiqué reconnait les efforts inlassables que je déploie pour le redressement de ladite coopérative. Les différents organes statutaires de la société ont pris position d’une manière formelle sur les agissements de quelques détracteurs en mal de positionnement.

En conclusion ?

Vous avez été fixé pour la suite de la confrontation devant Luzolo Bambi. Je pense que la justice pourra mettre fin à ce dossier et, à mon tour, je l’attaquerai en justice pour m’avoir accusé de pédophilie et de corruption.

Propos recueillis par Gel Boumbe

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