Bilan affligeant des violences faites à la femme congolaise par la Monusco

Alors que la Communauté nationale célèbre 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, le BCNUDH, un service de la Monusco, a partagé

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Alors que la Communauté nationale célèbre 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, le BCNUDH, un service de la Monusco, a partagé avec des professionnels de santé le bilan des violations et atteintes aux droits de l’homme à l’encontre des femmes en RDC le samedi 9 décembre 2017 .

BCNUDH Haut commissariat

BCNUDH Haut commissariat

Le Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme M. Aziz Thioye a aligné quelques chiffres. « Entre janvier et octobre 2017, au moins 420 femmes ont été victimes de violences sexuelles– soit plus d’une femme par jour ; au moins 528 femmes ont été victimes d’arrestations arbitraires, de détentions illégales, d’enlèvements ou d’embuscades par des agents étatiques ou des groupes armés ; au moins 170 femmes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires – soit plus d’une femme tuée tous les deux jours » a-t-il dit. M. Aziz Thioye a précisé que ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité – bien plus cruelle – du nombre de femmes ciblées ou atteintes par ces violations, et ne mesurent pas l’impact de ces violations sur les femmes et les communautés, difficilement quantifiable.

M. Aziz a déploré que parmi les agents étatiques, les principaux auteurs de violations des droits de l’homme contre les femmes soient les agents de la PNC (principalement lors d’arrestations arbitraires ou de détentions illégales), et les militaires des FARDC (responsables de nombreuses violences sexuelles et violations au droit à la vie).
Le BCNDUH déplore des femmes ciblées par des violences particulières

De nombreuses femmes ont également été ciblées par les groupes armés, en particulier par des miliciens Twa (principaux responsables des violences sexuelles à l’encontre des femmes) et des FRPI (responsables de nombreux enlèvements et violences sexuelles à l’encontre des femmes), a déploré M. Aziz. Les femmes sont par ailleurs principalement ciblées dans les provinces affectées par le conflit et notamment dans le Nord-Kivu, au Tanganyika, en Ituri et dans le Sud-Kivu, et restent les premières victimes de déplacements dus aux conflits et aux violences qui secouent la RDC, les rendant encore plus vulnérables à d’autres violations.

D’autres violences infligées aux femmes

Enfin, au moins 87 femmes ont été victimes de violations des droits de l’homme en lien avec l’espace démocratique. À titre illustratif, le 14 novembre, à Kananga (Kasaï Central), un bourgmestre a interdit une séance de sensibilisation pour la participation des jeunes et des femmes au processus électoral. Par ailleurs, si la loi électorale établit un seuil de 30% de femmes candidates sur les listes électorales, ce critère n’est pas un motif d’invalidation des listes proposées. Donc il y a un effort à faire de ce De ce fait, si les femmes ne sont pas particulièrement ciblées pour ce type de violations, elles sont de fait empêchées de participer à la vie publique et ainsi de pouvoir être des actrices de leur propre émancipation.

Rombaut Kamwanga

 

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