Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa élu président de l’ANC et candidat du parti aux élections en 2019

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 La surprise est grande ! Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne présidente de l’Union africaine  et ex-épouse de Jacob Zuma, qui faisait seule figure de challengeuse sérieuse, vient de courber l’échine, avec 2 261 voix, devant Cyril Ramaphosa, élu démocratiquement à la tête de l’ANC, avec 2 440 voix. Parmi les sept candidats qui étaient en lice pour succéder à Jacob Zuma, controversée d’un lot d’accusations de corruption et une crise économique sans fin, occasionnant en baisse depuis 2014, le pouvoir d’achat des Sud-Africains.

Les congressistes en liesse à l’annonce du résultat

L’ambiance était tonitruante dans l’immense enceinte du centre d’exposition de Nasrec où était organisé le congrès! L’annonce de la victoire à 51,8 % des suffrages de l’actuel vice-président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a été accueillie des chants et des danses par 4 776 délégués appelés à désigner le nouveau président de l’ANC, devant près de 3 000 journalistes accrédités. Mais, 4 708 délégués ont votés et 68 n’ont pas déposé leurs bulletins dans l’urne. Cyril Ramaphosa est automatiquement le candidat du parti aux élections générales prévues en 2019.

Cyril Ramaphosa élu nouveau président de l’ANC

La volonté de Mandela

On doit rappeler que Cyril Ramaphosa qui s’était reconverti dans les affaires après la chute du régime de l’apartheid, est un ancien protégé de Nelson Mandela, qui en avait même fait son favori pour lui succéder. Absent de la vie politique, il y a environ plus de vingt ans, Ramaphosa  est finalement sorti de sa retraite en 2012, avec sa nomination à la vice-présidence de l’ANC. Bien qu’encerclé par les affaires, il profita de l’affaiblissement de Jacob Zuma visé par 783 chefs d’accusation pour corruption et fraudes, pour s’affirmer, peu à peu, sur la scène nationale avec objectif de mettre un terme à la corruption. Une volonté qui lui a attiré les faveurs des milieux d’affaires, écœurés par la gabegie au sommet de l’État. Le congrès s’achève, la campagne pour la présidentielle de 2019 va vite s’engager. Avec les récents revers électoraux, l’ANC a l’obligation de refaire son image et, le plus dur commence maintenant.

Nkosazana Dlamini-Zuma, candidate malheureuse

Ace Magashule élu secrétaire général du parti ?

Quant à l’élection du nouveau secrétaire général du parti, une réunion a eu lieu ce mardi 19 décembre où le recomptage des votes, entre les deux candidats en lice est en cours. Ace Magashule, proche de Jacob Zuma, qui l’a remporté avec 24 voix d’avance alors que le vote de 70 délégués a été annulé, serait un enjeu important.  Pourquoi ont-ils été annulés ? Auraient-ils changé le résultat ? La réponse à ces questions sera trouvée dans les heures qui suivent.

A en croire un analyste politique interrogé par RFI, des voix auraient bien été achetées pour s’assurer que Magashule soit élu au poste de dirigeant de l’ANC afin de protéger Jacob Zuma de toute action en justice.

Gel Boumbe

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