AFDC-A Bahati déballent les règlements de compte de ses anciens collaborateurs du FCC

AFDC-A Bahati déballent les règlements de compte de ses anciens collaborateurs du FCC

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Le divorce est consommé entre le Front commun pour le Congo (FCC) dirigé par l’ancien président Joseph Kabila et le regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) conduit par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Plus rien n’y reste en terme des relations de cohabitation ou de coalition.

L’AFDC-A en conférence

Après avoir pris acte de son exclusion du FCC dont l’ancien président Joseph Kabila demeure l’autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’AFDC-A, a tenu une conférence de presse le mardi 16 juillet au Palais du Peuple pour annoncer officiellement l’existence d’une nouvelle Plateforme politique au sein de la majorité parlementaire.

D’entrée de jeu, Modeste Bahati Lukwebo a fait le point devant de femmes et hommes des médias, sur l’évolution de la situation politique à une vitesse de lumière en RDC en dénonçant la violation de la Charte du FCC par le non-respect des critères de poids politique et de concertation préalable dans la répartition des responsabilités.

Cette dénonciation est à la base de sa suspension en date du 15 juillet 2019, par la Conférence des Chefs des regroupements du FCC et cela, sans  une demande d’explication, alors qu’il représente l’AFDC-A  à ladite Conférence. Bahati dénonce et condamne les comportements non démocratiques de ses anciens collaborateurs du FCC.

« L’injustice, la méchanceté, la haine, l’égoïsme à outrance, le chantage médiatique, la jalousie, les intrigues et les règlements de compte sont devenus le mode de gestion de cette plateforme politique. En RDC, des millions de personnes suivent de très près les démarches et autres comportements politiques de mes ex-camarades réunis au sein du FCC. Ce sont des comportements condamnables » dénonce-t-il.

Députés, sénateurs de l’AFDC-A

Le sénateur Bahati Lukwebo juge inconcevable qu’un regroupement comme l’AFDC-A, 2e force politique du pays, qui apporte au FCC 145 élus dont 44 députés nationaux, 70 députés provinciaux, 2 gouverneurs de province Kasaï central et Sud Kivu, 7 vices gouverneurs Tshopo, Tshuapa, Tanganyika, Equateur, Maniema, Kasaï et Kasaï central, 13 sénateurs et des membres des bureaux des assemblées provinciales; soit privé de la direction d’une institution au profit d’un indépendant qui vient seul et dont la candidature n’a fait l’objet d’aucun débat.

« La réalité, c’est que l’AFDC-A est combattue pour son projet progressiste qui lutte pour la véritable démocratie en RDC, la bonne gouvernance et l’amélioration des conditions de vie de la population », fustige-t-il.

Le groupuscule des élus et de quelques cadres qui se sont désolidarisés du regroupement par des déclarations contraires à la décision prise auparavant confirmant l’investiture du Président et Autorité Morale en qualité de candidat Président du Sénat sont manipulés ou encore débauchés.

Une bénédiction de Bahati consolide l’unité de l’AFDC-A

« C’est ici l’opportunité de confirmer que cette déclaration ne peut en aucun cas engager notre Regroupement politique AFDC-A, car n’émanant pas de la Conférence des Présidents des partis et Personnalités politiques », précise-t-il en rappelant que l’honorable Ilunga Nkulu Néné, Présidente du Groupe Parlementaire AFDC-A à l’Assemblée Nationale, initiatrice de la dissidence, est signataire du communiqué daté du 11 juillet 2019, par lequel, nous citons: « …demanda aux camarades membres du Regroupement politique AFDC-A qui occupent des responsabilités dans les institutions au niveau national ou provincial pour le compte du FCC, de bien vouloir clarifier leurs positions d’appartenance ou non au FCC, endéans 72 heures. »

Selon Modeste Bahati, conformément au Protocole d’Accord précité, le Président National et Autorité Morale de l’AFDC-A est le seul habilité à engager le regroupement auprès des tiers suivant mandat lui confié par la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques dont Ilunga Néné n’est pas membre. Elle ne peut ni engager ni représenter le regroupement AFDC-A, à moins qu’elle l’ait fait par ignorance.

Communiqué lacunaire

L’AFDC et Alliés contestent dans le communiqué considéré lacunaire, balancé par Ilunga Néné, entre autres: L’absence de logo, cachet, adresse sociale, numéro de téléphone, site web, et numéro portant enregistrement de son Regroupement auprès du ministère de l’Intérieur de notre pays ; l’inexistence de la fonction de Coordonnatrice dans la structure nationale de l’AFDC-A ; l’utilisation abusive et sans autorisation les insignes officiels de leur regroupement politique AFDC-A ; les instructions erronées données, sans aucune qualité, aux élus de leur regroupement l’AFDC-A en engageant le FCC, alors qu’elle n’a pas compétence.

Devant la presse, Bahati reste égal à lui-même

Modeste Bahati annonce des conséquences qui en découlent au cas où les dissidents ne reviendront pas à la raison.

« Primo, le mandat des Députés ou des Sénateurs exercé par les dissidents est un mandat du regroupement et non des individus et encore moins du FCC ; Secundo, les dispositions du Protocole d’Accord et du Règlement Intérieur du regroupement politique AFDC-A étant claires, il est demandé aux dissidents débauchés de revenir à la raison pour éviter tout désagrément, car l’heure de dédoublement des partis et/ou des regroupements politiques n’est plus d’actualité », a-t-il mis en garde ces derniers.

Gel Boumbe

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