A l’issue de son congrès au Centre catholique Nganda à Kintambo, le MSR devient MCR

A l’issue de son congrès au Centre catholique Nganda à Kintambo, le MSR devient MCR

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Précédé par la réunion du Bureau politique élargi, le mercredi 06 juin, le Congrès extraordinaire du Mouvement Congolais pour la Renaissance (MCR) s’est tenu, du jeudi 07 au vendredi 08 juin 2018 au Centre Catholique Nganda, dans la commune de Kintambo. C’est au cours de la réunion du Bureau politique élargi qu’ont été traités les problèmes cruciaux, notamment la situation du MSR avant et après la publication des listes des partis politiques et l’option électorale stratégique.

Les congressistes du MCR au centre catholique Nganda de Kintambo

Après la présentation des délégués venus des toutes les provinces du pays, les secrétaires exécutifs fédéraux se sont succédés à la tribune pour présenter à l’assistance les échos de leurs provinces. Dans leurs exposés, deux difficultés majeures ont été relevées. Il s’agit des intimidations et arrestations arbitraires de membres par les services de sécurité et l’interdiction par les autorités politico-administratives de leurs activités politiques alors que les autres les font librement sans pourtant qu’ils soient inquiétés. La deuxième difficulté, c’est les moyens de communication et de déplacement suite à l’impraticabilité de routes dans plusieurs territoires.

Dans certaines provinces, les adversaires utilisent un discours erroné pour réussir à débaucher leurs membres, selon lequel, le MSC du président Pierre Lumbi n’existe plus et ses membres ne participeront pas aux prochaines élections, prévues le 23 décembre 2018. Malgré cela, les délégués venus de 26 provinces de la RDC ont exprimé leur indéfectible soutien à leur autorité morale Pierre Lumbi Okongo et à tous les organes du parti.

Autant des fédérations, autant des membres qui corroborent la victoire du parti à tous les niveaux, aux élections qui pointent à l’horizon, s’il n’y aura pas tricherie. « Dans les 6 territoires de la Fédération du Bas-Uélé, le dédoublement des partis politiques n’a aucun effet néfaste sur notre parti, car la province n’est pas occupée par une quelconque formation politique. Ce que nous devons faire, c’est de gagner les élections provinciales pour diriger les provinces, urbaines pour diriger les mairies, municipales pour diriger communes et territoires et les élections locales pour être à la tête des cités, chefferies ou groupements. Si nous gagnons à ces niveaux, nous n’aurons plus de problèmes quand à l’organisation des manifestations et nous pourrons bien gérer le pays », a proposé l’honorable Apalata.

Le secrétaire exécutif national recadre la situation

Le secrétaire exécutif national, Dieudonné Bolengetenge Balea, ayant pris la parole pour répondre à toutes les préoccupations versées par les secrétaires exécutifs fédéraux dans le panier à réponses, il a clairement recasé les « fédéraux » sur la situation du MSR que la majorité au pouvoir tient à noyer, comme on dit : « celui qui veut noyer son chien l’accuse de rage. »

Dieudonné Bolengetenge Balea, Secrétaire exécutif national du MCR

« La publication des listes des partis, mouvements et regroupements politiques envoyés par le ministère de l’Intérieur à la CENI nous a tous surpris de voir que le MSR n’y figure pas. Après ce constat, nous n’avons pas voulu trop réfléchir et attendre longtemps, il a fallu trouver une issue pour sortir de la situation tête haute. Etant donné que le parti est soudé et deux de nos alliés sont restés fidèles à nous, il était nécessaire de former un bloc incassable au sein d’une nouvelle coalition dénommée « Mouvement Social » (M.S.) », a dit le secrétaire exécutif national.

Il a par ailleurs expliqué aux cadres et membres du parti présents à ces assises que le problème du MSR relève de la compétence de la justice. Le président national, Pierre Lumbi s’occupe du dossier. Les instances judiciaires n’ont pas encore tranché, en réalité la justice se trouve dans l’embarras de choix. Entre nous qui ont raison, les documents le témoignent, et l’autre camp de la majorité au pouvoir, le choix est clair pour eux : « écarter le vrai MSR de la course électorale. »

« La justice est embarrassée pour se prononcer en notre faveur car les documents en notre possession le témoignent. Ce temps ne peut pas nous empêcher à se développer plus. Nous ne pouvons pas nous mettre en perte de vitesse mais au contraire, nous devons passer à la vitesse supérieure. Ils ont voulu se montrer malin que nous, mais nous sommes plus malins qu’eux. Nous avons laissé le suivi de ce dossier aux bons soins du président national. Aujourd’hui, nous sommes ici pour fermer cette page et ouvrir une autre, nouvelle qu’elle soit. Ne soyez pas inquiets car, nous n’aurons aucune difficulté liée à notre participation aux élections à tous les niveaux », a rassuré Dieudonné Bolengetenge à ses troupes qui sont déjà aguerris pour concourir vaillamment aux élections du 23 décembre 2018.

Il a rassuré aux congressistes qu’ils partiront aux élections sous un nouveau label du MCR (Mouvement Congolais pour la Renaissance) et non le MSR d’autrefois. « Ce n’est pas le nom MSR ou encore l’épi de maïs qu’un électeur peut quitter chez lui pour exprimer sa voix devant l’urne. Les électeurs seront à l’isoloir pour faire un choix judicieux, en tenant compte du bilan réalisé pendant le mandat consommé. Nous irons aux élections sous le label de M.C.R. (Mouvement Congolais pour la Renaissance) et non MSR que nous donnons, pour le moment, cadeau aux autres », a-t-il conclu.

La femme est une place de choix au sein du MCR

Les rapports issus des travaux des trois commissions des 68 fédérations du pays présentes à ces assises ont été adoptés, moyennant amendements après le débat en plénière. Tous les délégués des provinces ont manifesté leur militantisme en prenant part au grand meeting d’ « Ensemble pour le changement », le samedi 09 juin à la place Sainte Thérèse dans la commune de N’Djili. Cette grande messe organisée par la plateforme qui soutient la candidature de Moïse Katumbi à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, a donné encore plus d’espoir aux délégués des 26 provinces à ce congrès extraordinaire du MCR.

Gel Boumbe

 

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