A l’issue de son atelier ce mercredi, le CSAC dit non à la campagne électorale précoce et à la violence verbale dans les médias

A l’issue de son atelier ce mercredi, le CSAC dit non à la campagne électorale précoce et à la violence verbale dans les médias

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a organisé, le mercredi 30 mai dernier à la Maison des élections de la Céni au 2èm

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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a organisé, le mercredi 30 mai dernier à la Maison des élections de la Céni au 2ème niveau de l’immeuble Kin-Mazière, un atelier sur la campagne électorale précoce, la violence verbale dans les médias et la vulgarisation de la directive du CSAC, applicable en période électorale. La décision du CSAC d’organiser cet atelier est d’assurer une large vulgarisation, avec les acteurs médiatiques et les intervenants dans les médias afin de les sensibiliser au respect et à l’observation des textes légaux et règlementaires relatifs à la période pré-électorale.

CSAC en plénière

Le Président du CSAC, Christophe Tito Ndombi a souligné que la RDC est parmi les rares pays de l’Afrique subsaharienne où la liberté d’association s’exprime en abondance parce qu’elle est consacrée par l’article 37 de la Constitution, ladite liberté ouvre ipso facto à la liberté d’expression et d’opinion. Le CSAC veut que ces libertés ne puissent s’exercer que dans les limites de la loi pour ne pas donner libre cours à un désordre généralisé de nature à mettre en péril la cohésion nationale, la paix sociale, ainsi que le processus électoral que tous les acteurs souhaitent pacifique et apaisé.

Pendant que la loi électorale a déjà été promulguée par le chef de l’Etat, le calendrier électoral a été publié par la Céni et l’existence d’autres textes réglementaires se rapportant au processus électoral sont là, le CSAC constate que certains acteurs politiques et sociaux, au nom de leurs partis et regroupements politiques, ou en leurs noms propres, se permettent de se lancer dans les activités qui ne sont pas autorisées par les différents textes légaux et réglementaires lors de leurs prestations dans les médias congolais.

Ce constat de Centre de Monitoring des Médias (CMMC), un service technique du CSAC chargé de faire au quotidien l’observation et l’analyse systématique des contenus diffusés et publiés par les médias, prouve à suffisance que nombreux de ces acteurs se sont déjà lancés dans la campagne électorale précoce, d’autres par contre ne se privent pas de verser, par le truchement des médias, dans des discours à violence verbale ouverte, souvent sources des conflits en période préélectorale.

Logo CSAC

Pour éviter ces égarements susceptibles d’énerver les textes des lois et réglementaires en vigueur et limiter des éventuels dégâts qu’un tel comportement peut provoquer, le CSAC a pris une recommandation interdisant la campagne précoce et la violence verbale dans les médias lors de sa session du mois d’avril 2018 et de diffuser ou de publier des émissions ou articles sur les dons et legs assimilables à une campagne électorale précoce.

Aux acteurs politiques et sociaux d’avoir en esprit que la campagne électorale n’a pas encore commencé ; de privilégier dans chaque discours à travers les médias, l’intérêt public, la paix, la tolérance, le respect de l’autre et la cohésion nationale et non les messages de haine, injurieux, discriminatoires ou portant atteinte à la dignité humaine. De veiller au respect des textes des Loi et réglementaires en vigueur en RDC.

Avec la machine à voter, je n’annoncerai pas les résultats sur un char de combat

Invité du CSAC, le président de la Céni, Corneille Nangaa a, dans ces différentes interventions en répondant aux questions de l’assistance, a soutenu que les électeurs enrôlés sans empruntes digitales ne posent aucun problème car l’un des experts de l’OIF a affirmé que ses propres empruntes ne s’affichent plus. « Les gens qui exécutent de travaux durs n’ont plus d’emprunte et on ne peut pas les exclure de voter alors que c’est un droit civique », a déclaré Corneille Nangaa.

Corneille Nangaa

Pour lui, le problème de la machine à voter ne se pose plus, c’est déjà résolu, celui qui ne veut pas voter avec la machine va rester et ceux veulent la machine à voter vont aller aux élections. « La Céni est une institution d’appui à la démocratie, elle a déjà pris la décision et elle ne reculera pas, nous allons l’appliquer. Nous avons déjà réglé le problème de la machine à voter. Nous ne voulons pas organiser des élections chaotiques comme avant mais, avec la machine à voter, nous auront les élections crédibles car, certaines personnes, vue la rapidité et la performance de cette machine, la qualifient de « Kanga moyibi », parce qu’elle est fiable. De votre côté, appelée ça comme vous voulez, nous ne somme plus là et comme décidé, les machines seront aux bureaux de voter et vous allez voter avec ça. Bref, faisons de sorte que nous ayons des élections apaisées et je vous rassure que je ne prendrai pas un chair de combat pour annoncer les résultats des élections comme un aventurier », a rassuré Corneille Nangaa.

Dans l’après midi, les invités se sont constitués en deux groupes de travail pour enrichir la recommandation n°CSAC/AP/002/2018 du 26 avril 2018. Le premier groupe qui a travaillé sur « CSAC dit non à la campagne électorale précoce » a produit quatre recommandations et le second groupe qui a traité « CSAC dit non à la violence verbale » en a produit trois. Adoptés par l’assemblée, les sept points ont été versés dans la recommandation de l’Assemblée plénière du CSAC  et ce texte sera publié et distribué comme Code de bonne conduite.

Gel Boumbe

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