A la veille des festivités de fin d’année, l’insécurité reprend de l’ampleur à Kinshasa

A la veille des festivités de fin d’année, l’insécurité reprend de l’ampleur à Kinshasa

Profitant des forts trafics dans la ville pendant les périodes des fêtes, des malfrats ont repris avec force les enlèvements orchestrés dans des trans

L’insécurité s’intensifie à Kinshasa au su et au vu des autorités
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Profitant des forts trafics dans la ville pendant les périodes des fêtes, des malfrats ont repris avec force les enlèvements orchestrés dans des transports en commun, des vols à mains armées et des kidnappings. La population lance un cri d’alarme aux autorités compétentes.

Vue aérienne nocturne de Kinshasa depuis la commune de la Gombe

Vue aérienne nocturne de Kinshasa depuis la commune de la Gombe

Un groupe des malfaiteurs opérant avec un taxi-bus de marque Hiace a été arrêté le mardi 17 décembre 2019 sur la route de Matadi aux environs de l’UPN. Christian Muchipay, victime de l’un de leurs enlèvements et qui a occasionné l’arrestation témoigne : « Ils étaient au nombre de 6 dans un taxi-bus de couleur jaune, immatriculé par l’hôtel de ville qui faisait le trafic de DGC à UPN. Il y avait deux devant, un qui se faisait passer pour le chauffeur et l’autre pour un client. A l’arrière du bus il y avait 3 et 1’autre à la porte jouant le rôle du receveur. C’était vers 19h j’étais la dernière victime à monter dans le bus. Ces bandits nous ont interdit en nous menaçant de mort de parler ou d’oser toute attentive d’alerte. J’ai profité du fait qu’ils dépouillaient, brutalisaient et frappaient les autres passagers, pour bousculer le prétendu receveur et forcer la portière. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés par terre dans la chaussée et, là, j’ai alerté les passants avant de contacter la police. »

Le bus a été arrêté un peu plus tard aux environs de l’UPN, seul le chauffeur a été remis à la police par la population elle-même, les 4 autres bandits se sont échappés.

Les témoignages et la colère manifestée par la population présente sur les lieux ont confirmé le ras-le-bol qu’ils ont du banditisme qui a repris  de l’ampleur : « Trop c’est trop. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. C’était un taxi communément appelé Ketch, maintenant ce sont des taxi-bus, les kuluna etc. Il est temps que les autorités trouvent une solution à ces problèmes au risque que nous passions les fêtes dans des traumatismes, » s’est exprimé Rosy Tumba, habitante de Kitambo.

Toujours dans la commune de Ngaliema, deux vols à mains armées ont été signalés par la population la nuit du jeudi 18 décembre au quartier Kinsuka.

Un corps sans vie d’un homme a été retrouvé en face de l’entrée principale du ministère des Affaires étrangères le matin du vendredi 20 décembre 2019. Selon certaines personnes, la victime serait un taximan. Il a été dépouillé de tout, ses mains menottées par sa propre chemise, sa ceinture était placée à côté de lui, ainsi que son singlet. Ses assassins l’ont certainement tué ailleurs, puis ils sont venus jeter le corps en face d’un ministère sécurisé  par des policiers 24/24. Le gouvernement a du pain sur la planche.

Prisca Materanya 

 

 

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